Sur les pas de SISSI en NORMANDIE

Série vagabondages restreints – n°3.

Rappel historique : Elisabeth de Wittelsbach, duchesse en Bavière (née le 24 décembre 1837 à Munich et assassinée à Genève le 10 septembre 1898) devient Impératrice d’Autriche et Reine de Hongrie par son mariage le 24 avril 1854 avec François-Joseph de Habsbourg (né le 18 août 1830 à Vienne – mort à Vienne le 21 novembre 1916)

IMG_9112-2.jpgSissi ressent souvent le besoin de quitter la Cour de Wien où elle étouffe. En 1875, il est décidé d’aller en Normandie, au grand regret de son mari l’Empereur François-Joseph car le France est une République.

IMG_9122.jpgL’endroit choisi est le château de Sassetot-le-Mauconduit situé au milieu des champs et au bord de la Manche. L’air iodé avait été déclaré bénéfique pour elle et pour sa fille chérie Marie-Valérie…

IMG_9073.jpgLe train impérial arrivera en gare de Fécamp le 31 juillet 1875 à 8 h 50. Sissi voyage «discrètement» escortée d’une suite de plus de 60 personnes (dont deux boulangers viennois avec des sacs de farine hongroise et trois fours ambulants pour les petits pains viennois. Dans les bagages une énorme malle noire intrigue : c’est le lit de fer de l’Impératrice qui ne la quitte jamais..

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Elle a également amené trois de ses chevaux (deux bais et un alezan « Zouave ». Son grand chien Shadow est du voyage… Il la suit comme son ombre et dort à la porte de sa chambre.

IMG_9120.jpgLes bains de mer ont lieu à la plage des Petites Dalles. (une allée couverte en toile protège la souveraine des regards)

IMG_9082.jpgL’équitation n’est pas en reste, et en s’entraînant aux sauts d’obstacles, elle fait avec son cheval « Zouave » une chute très sévère le 11 septembre 1875. Elle reste assez longtemps inanimée et sans mémoire au réveil.

L’Empereur prévenu lui demande d’être plus sage et ajoute « que ferais-je sans toi, le bon ange de ma vie. »

IMG_9069.jpgA Sassetot, nous sommes allés, entr’amis fêter un anniversaire… sur les pas de Sissi…

IMG_9110.jpgL’accueil fort agréable, nous a permis de nous replonger dans la venue de l’illustre hôte. Dans les archives, il est noté que l’Impératrice occupait l’aile droite. Au premier étage, nous avons découvert sa chambre.

IMG_9117.jpgTout au long des salons, des témoignages nous permettent de vivre un peu hors du temps.

IMG_9111.jpgLe repas et l’ambiance très imprégnée de la Souveraine nous ont fait un agréable souvenir qu’il m’est plaisant de me remémorer. Noter que, comme un prince, je suis confortablement installé sur un fauteuil… et très sage !

IMG_9112-2_2.jpgA la semaine prochaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SISSI en ITALIE (le couple impérial à Venise)

L’année de mes deux ans, nous avons voyagé en Italie, nous en avons profité pour marcher sur les pas de SISSI. Voici en billets successifs répartis sur quatre semaines, « l’histoire de Sissi en Italie ».

Premier séjour : 1re partie

Pour des raisons politiques, l’Empereur d’Autriche, François-Joseph et sa femme l’Impératrice Elisabeth, dite Sissi, doivent se rendre en Italie. L’ambiance prévue n’est pas optimiste car les Italiens haïssent les Hasbourg.

IMG_0692.jpgIls quittent Wien le 17 novembre 1856 avec un cortège de 37 calèches. Le 20 novembre, ils font étape à Trieste. Sissi découvre alors l’Adriatique merveilleusement bleue. Le couple impérial arrive à Venise le mardi 25 novembre 1856 à bord de « l’Elisabetta ».

0012.jpgÀ la descente du bateau, ils sont invités à monter dans une galeggiante (embarcation antique et somptueuse utilisée pour les grandes occasions). Ils accostent ainsi à la Piazzetta, accompagnés de leur première fille Sophie âgée de 18 mois.

Extrait du livre « Sissi et Venise » d’Amable de Fournoux.

Sissi découvre la fastueuse Venise sous la lumière de l’automne, hélas l’accueil de la foule est glacial. Ces faits politiques réels, n’enlèvent rien à la beauté des deux héroïnes.

La première héroïne, Sissi dont le prince Alexandre de Hesse, (frère de l’Impératrice de Russie), finit par dire en écrivant au tsar : « Elle est merveilleuse… elle est unique… et… jolie comme un cœur » en même temps il raillait son accent.

La deuxième, Venise, qu’ Alfred de Musset décrivait à George Sand en 1834 en ces mots «  Venise est la plus belle chose qu’il y ait au monde. Toute cette architecture mauresque au milieu de l’eau limpide… »Photo 058.jpgÀ la descente de l’embarcation, ils franchissent les deux colonnes qui ouvrent la place à la lagune, l’une avec saint Théodore terrassant un dragon (premier patron de Venise) et l’autre avec le lion ailé, symbole de saint Marc, protecteur de Venise depuis 828

IMG_0258.jpgExtrait du très beau livre « Venise dans sa splendeur », Place Furstemberg

(la statue de l’animal mythique pèse trois tonnes et mesure trois mètres de long)

Photo 070.jpgDe leur cortège, ils admirent la surprenante architecture du palais des Doges, dont la silhouette majestueuse est un chef-d’œuvre d’art gothique avec ses arcades légères et ciselées.

IMG_0261.jpgExtrait de « Venise dans sa splendeur », Place Furstemberg

Ils passent devant le campanile, clocher de Saint Marc. Les Vénitiens l’appelaient « le maître de maisons ». Il est surmonté d’un ange doré. Il abritait cinq cloches la Marangona, (elle appelait les travailleurs), la Nona (elle indiquait l’heure de None), la Pregadi, (elle appelait les sénateurs), la Trottiera, (elle appelait les magistrats) et la Maleficio, (qui sonnait les exécutions capitales).

[Le 14 juillet 1902, le Campanile s’écroula après 1 000 ans de veille sur Venise (il n’y eut pas de victimes). Il fut reconstruit en 1912.]

Photo 093.jpgLe cortège se dirige ensuite vers la  fastueuse basilique Saint-Marc aux courbes orientales.

Photo 069.jpgLa foule vénitienne hostile aux souverains par attitude politique est sensible malgré tout à la beauté de l’Impératrice.

La basilique Saint-Marc, inspirée de l’église des Apôtres de Constantinople est construite en forme de croix grecque. Ses coupoles byzantines sont recouvertes d’écailles de plomb et surmontées de croix.

0007.jpgLeur arrivée dans la basilique Saint-Marc est saluée par un Te Deum. Ils sont impressionnés par les marbres et les mosaïques.

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Photo 085.jpgIls admireront également la Pala d’Oro. Ce retable d’or est richement décoré de 3000 pierres précieuses et 80 émaux.

Photo 076.jpgJe reprends ma lecture et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, après la cérémonie, place Saint-Marc.

Pour la vie de Sissi, vous pouvez aussi cliquer et consulter les chapitres suivants :

La Bavière sur les pas de Sissi

Vienne, sur les pas de Sissi

La Suisse

Autriche, Sissi et François-Joseph

La Suisse

Toujours le même thème pour ce voyage… « Sur les pas de Sissi »…
Le but était de suivre les voyages d’Elisabeth d’Autriche en Suisse. Je ne sais pas si je vais avoir les mots justes pour vous décrire les paysages que j’ai admirés.
J’adore la Suisse !
En plus, ma maîtresse avait choisi de me faire découvrir Montreux. Je l’ai donc accompagnée dans cette ville charmante du bord du lac de Genève, c’est la riviera suisse. Nous avons visité le monument à la gloire de l’impératrice qui s’élève dans le jardin des roses à Territet, cette sculpture en marbre de Carrare de Antonio Chiattone érigée en 1902, représente l’Impératrice la tête dans la main dans une pose mélancolique,

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Instantanément on évoque un de ses poèmes :
«  Je suis mouette de nul pays
«  Nulle plage n’est ma patrie
« À aucun site je ne m’attache
« Je vole de vague en vague »
Puis nous avons cheminé le long du lac sur les promenades au coucher du soleil, ce qui nous a permis des photographies dignes de cartes postales.

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Nous avons aussi visité le château de Chillon, un petit bijou qui se reflète dans l’eau du lac sur fond de montagne. Le rêve !

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Pour bien respecter notre thème nous avons pris le train pour aller jusqu’aux Rochers de Naye, là où se rendait régulièrement en promenade Sissi lorsqu’elle était en Suisse.

En flânant dans Montreux, mes deux voyageuses ont dégusté, chez Zurcher, les pâtisseries qu’affectionnaient l’Empereur et l’Impératrice.

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Tous ses beaux jours passés à marcher dans les pas de Sissi nous ont conduits jusqu’à Genève.
Là, ce fut moins gai. Nous sommes d’abord allés à l’Hôtel Beau Rivage, lieu privilégié où séjournait Sissi, au bord du lac tout près du célèbre jet d’eau. Nous avons admiré le monument Brunswick :

et nous avons marché le long du quai du Mont Blanc. Là, sur une simple plaque nous voyons la phrase ultime : « Ici, fut assassinée le 10 septembre 1898 S.M. Elisabeth, Impératrice d’Autriche »

img_1957Moment de nostalgie, voire de recueillement, empreint de vague à l’âme.
Ainsi s’achève le voyage au thème si cher à ma maîtresse.

Pour se changer les idées nous avons repris la route,  nous avons mis le cap vers le cœur de la Suisse, plus exactement au pays des meringues, de la crème double et de la fondue moitié-moitié, c’est-à-dire en Gruyère où nous allons assister à une rindyà.
C’est quoi une rindyà en pays gruérien ?
On dit aussi une désalpe, c’est la fête traditionnelle du retour des vaches en plaine après plus de 4 mois passés dans les alpages.

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Cette désalpe se passe à Charmey en plein cœur de la Gruyère.
Et ce dernier samedi de septembre, comme le veut la tradition, mes yeux n’en reviennent pas ! De nombreux troupeaux de vaches joliment décorées, toutes plus belles les unes que les autres traversent le village dans un joyeux tintamarre accompagnées de leurs armaillis dans leurs beaux costumes traditionnels, le bredzon  décoré de deux edelweiss. Les femmes, elles, arborent le dzaquillon. Sur la tête des vaches les sapins si joliment fleuris  sont solidement posés sur « la chaule »

Bon, si je suis honnête, au début de la journée quand est arrivé le premier troupeau, un peu surpris, j’ai eu un petit peu la trouille. Car elles ont toutes des grosses cloches accrochées au cou et ça ‘fait un raffut du diable’. Rendez vous compte, presque mille vaches avec, toutes, des sonnailles aux sons différents !

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Après avoir roulé les yeux dans tous les sens, j’ai repris mon self-contrôle et j’ai bien profité de cette belle journée au cœur des Alpes suisses avec orchestres, fanfares et cors des Alpes. Nous avons aussi écouté  la lyoba, ce chant traditionnel suisse qui suscite bien des émotions, on l’appelle aussi en français « le ranz des vaches » c’est un chant très nostalgique. Il me mettrait presque la larme à l’œil surtout quand il est chanté par Bernard Romanens.

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Après cette journée riche en émotions, surtout pour moi avec mes petites frayeurs du matin, nous sommes rentrés à l’hôtel où la gastronomie de la Gruyère est un vrai plaisir. J’ai goûté la crème double, il faut l’avoir dégustée pour savoir que l’on a qu’une envie, recommencer à se délecter de ce savoureux dessert et se pourlécher les babines.

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Le village médiéval de Gruyères

Notre hôtel est situé en plein cœur du charmant village de Gruyères, c’est un bourg pittoresque et médiéval au pied des Préalpes. Là, au moment des repas c’est régal sur régal, rien qu’au petit déjeuner j’ai le droit de goûter à la cuchaule et à la moutarde de Bénichon ! Comme c’est délicieux, je ne fais pas mon difficile, ces douceurs façon brioche et confiture m’invitent à la dégustation ! Attention je ne suis pas gourmand, mais fin gourmet.

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Dans les jours qui suivent la désalpe, nous avons visité une chocolaterie à Broc, quelles bonnes senteurs tous ces cacaos !
Toujours dans le canton de Fribourg, nous avons visité le château de Bulle et le musée gruérien. Il y a là une très belle exposition de poyas (une poya c’est un tableau représentant une transhumance dans les Alpes) et de belles collections de cloches ancestrales. Ces dernières sagement suspendues ne m’ont pas fait tressaillir comme celles attachées aux cous des vaches à Charmey. J’ai beaucoup d’admiration pour ces belles réalisations.

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Sur la route de Gstaad, nous nous sommes promenés à Rougemont, « le Pays d’en-haut ». Comme dans bien des villes et des villages suisses, les chalets sont de toute beauté. Les balcons en bois sont si finement travaillés que, l’espace d’un instant, je me suis surpris à rêver que j’aimerais m’y prélasser au soleil. Là aussi j’ai entendu dire qu’il faudra revenir ! Je suis tout à fait d’accord !
Comme les belles choses ont une fin, nous avons pris le chemin du retour, installation sur la banquette arrière, défilement du paysage, arrêt en Bourgogne et finalement notre retour en Normandie où les pommes sont mûres et la maison fleure bon la tarte !
Il me reste à passer l’hiver sagement pelotonné sur le canapé face au feu de cheminée. Ce que je préfère c’est la période de Noël, la maison est joliment décorée, façon « forêt noire » et moi toutes ces guirlandes et ces lumières qui scintillent, ça me ravit les yeux et ça me réchauffe le cœur. Je suis un peu tristounet pour les chats que j’aperçois dehors par la fenêtre, leur vie me paraît bien agitée, tandis qu’ici, bien au chaud, près de l’ordinateur nous préparons notre voyage de printemps qui va me permettre de découvrir l’Italie.

Vienne, sur les pas de Sissi

Nous reprenons la route, nous arrêtons au bord des lacs en quittant Bad Ischl, c’est l’école buissonnière dans la campagne autrichienne. Puis vient la longue ligne droite vers Wien. Là, je peux me régaler du paysage, je suis sur la plage arrière, fier, le poil soyeux, le regard attentif. Je vois défiler l’Autriche sous mes yeux enthousiastes. J’adore l’autoroute, pas de secousses, pas d’arrêts, ce sont mes moments préférés.

L’arrivée à Wien se passe très bien. Le chauffeur (l’amie) et le co-pilote (ma maîtresse) sont rôdées. Elles ont fait des dizaines de voyages ensemble. Alors elles trouvent sans problème notre point de chute à Wien qui s’appelle l’Hôtel Schönbrunn ; normal quand on est sur les pas de l’Impératrice ! Là, elles ont réservé un appartement où je peux utiliser à ma guise canapés et lits confortables. J’ai vue sur un beau jardin fleuri et bien entretenu. Pendant que je garde le logis et que je surveille les merles énervés dans le jardin, elles partent à l’aventure en métro ou à pied car la voiture est bien rangée au sous-sol de l’hôtel. Elles sont contentes de leur résidence, moi aussi.
Maintenant je vais vous faire visiter la belle ville de Wien, capitale de l’Autriche ; y flâner est un vrai régal !
Les promenades m’ont surtout emmené dans le centre historique de Vienne
La première visite fut Karlskirche (l’église Saint Charles). Grandeur impériale, remplie d’œuvres d’art et de fresques magnifiques conçues par des artistes de renom.
Pendant quelques jours, je fus donc un chat viennois enthousiasmé par mes promenades ou par les récits de ma maîtresse.
Le voyage préparé avec soin, les visites du thème furent respectées et on commença par l’imposant château de Schönbrunn (on pourrait dire le Versailles viennois). La promenade dans le parc nous emmena jusqu’à la Gloriette où les filles ont dégusté un « café Marie-Thérèse ».

Autre moment de plaisir et de dégustation : la fabrication en direct de l’apfelstrudel servi tiède dans le fournil du Café Residenz.

Plaisir digne d’un empereur, un repas de gala suivi d’un beau concert V.I.P. dans l’Orangerie du château eut lieu le soir.
Bien installé dans mon sac de voyage, souverain, le nez en l’air et les yeux émerveillés, je fis avec elles un tour en calèche. J’ai découvert ainsi la Hofburg, l’église Saint Augustin, l’église Saint Etienne, le château du Belvédère avec la contemplation du célèbre tableau de Klimt « le baiser », le café Central au charme légéndaire.

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Le soir, sagement pelotonné près de ma maîtresse, je m’endormais en songeant à Sissi si belle sur le tableau de Winterhaler, à la chambre, quasi austère de l’Empereur François-Jospeh et à tous les ors du château de la Hofburg.
Nous avons visité aussi l’église Saint Michaël, où a été tournée la scène du mariage dans le film « Sissi Impératrice » avec Romy Schneider. L’Impératrice et l’Empereur, eux, s’étaient mariés à l’église des Augustins.

Moment de recueillement, notre visite à la Crypte des Capucins. Il y a là la plupart des tombeaux des Habsbourg, mais ceux que nous souhaitions vraiment voir étaient ceux de Sissi, de François-Joseph (1830-1916) et de leur fils Rodolphe (1858-1889). Les trois tombeaux sont dans une même pièce, celui de l’Impératrice est toujours, de nos jours, fleuri par des anonymes.


Il y eut aussi les haltes gastronomiques, elles n’avaient pas oublié le plaisir de leurs palais ! Elles voulaient absolument goûter la sachertorte (prononcer zareure-torteu), ce gâteau au chocolat, spécialité de renommée mondiale ne les a pas déçues, bien au contraire car elles y sont retournées le lendemain pour la même cause ! Un autre jour, elles ont dégusté l’annatorte, la spécialité de chez Demel (c’est la petite sœur de la sachertorte !)


Après un tour de grande roue au Prater, notre adieu à Wien s’est fait au café Central sous les portraits de leurs majestés et en musique. Le plaisir de déguster un café « viennois » accompagné de « viennoiseries » est tout un symbole pour les Viennois et nous avons participé à ce rite avec beaucoup de plaisir.
Nous avons quitté Wien avec un petit pincement au cœur, après un adieu à ces lieux chargés d’histoire, il nous restait le petit détour par Mayerling, sur le lieu de la mort de Rodolphe, ce qui fut fait avant de prendre le chemin du retour.
A ma place préférée j’ai re-vu défiler l’Autriche dans le sens inverse avec une halte au Tyrol.

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Cette première étape du retour se faisait tout près d’Innsbruck dans un hôtel tyrolien à souhait. Là je peux dire que j’ai apprécié l’épaisseur et le moelleux de la couette.
Puisque, pour un moment j’étais un chat tyrolien, je me suis essayé au yodl, je me demande si le résultat était concluant, car ma maîtresse m’a demandé « pourquoi tant de miaou »? Vexé j’ai fait pattes en rond et je me suis endormi.
Le lendemain, frais comme un gardon, prêt à avaler les kilomètres, je suis reparti avec mes deux ‘chouchoutes’. Toujours avec le soleil, ce voyage placé sous le signe du ciel bleu et du très beau temps, fut un séjour bien agréable. La traversée de la Suisse s’est bien déroulée avec juste un arrêt au lac de Wallensee. Déjà la beauté des paysages était autre et quand j’ai vu les Alpes françaises, j’ai su que nous n’étions pas loin de Megève, notre halte savoyarde.

En traversant la Suisse

En fin de journée, nous sommes donc arrivés au Cœur de Megève et quelle ne fut pas notre surprise : il neigeait ! J’adore regarder la neige voltiger ! Bien au chaud derrière la baie du balcon, à l’hôtel, j’ai pu admirer le paysage qui se saupoudrait de blanc, suivre des yeux les flocons qui virevoltaient et nous préparaient un décor féerique. La chambre, feutrée et douillette à souhait, fut un havre de paix que j’ai savouré pleinement, chaudement pelotonné sur la fourrure du couvre-lit. Pendant ce temps-là les filles dégustaient raclette et vin de Savoie.

Le lendemain le soleil était revenu, nous en avons profité pour faire une balade aux Monts d’Arbois. Paysages enneigés, soleil, belles photos, tout le monde était ravi !
Puis je suis revenu avec ma maîtresse dans ma Normandie natale.
J’y ai retrouvé l’odeur douce et rassurante de mon jardin et plus particulièrement le parfum des pommiers en fleurs.
Je me suis installé sur –mon- canapé et j’ai jeté un œil distrait sur le journal qu’elle lisait, quelle ne fut pas ma surprise de voir en gros titre « L’Allemagne et l’Autriche sont sous des trombes d’eau »… Alors les beaux endroits de Bad Ischl que nous avions découverts au début de notre voyage étaient inondés ! J’ai préféré tourner le dos, rêver, ronronner, et j’ai pensé… Après nous le déluge !

L’été normand s’est passé, comme on dit chez nous, ni bien, ni mal, tantôt chaud, tantôt frais.

Entre deux longs voyages, nous avons fait une petite excursion sur les pas de Sissi en France à 2 heures de notre sweet-home. En bref les « filles » sont allées fêter leurs anniversaires au Château de Sassetôt-le-Mauconduit en Haute-Normandie.
Puis le mois de septembre est arrivé et nous avons repris la route.

À bientôt pour la suite de mes aventures ! Prochain voyage : la Suisse. Et n’oubliez pas d’aller voir ma présentation dans » qui suis-je ».

 

La Bavière, sur les pas de Sissi

Je vais commencer par le voyage qui m’a emmené le plus loin de ma Normandie natale : c’est le voyage que ma maîtresse a préparé de longue date et qui avait pour titre : « sur les pas de Sissi ».
Eh oui, MOI, Flanel 1er, je suis allé jusqu’à Wien. J’ai traversé la Suisse, le Liechtenstein, la Bavière et l’Autriche.
J’ai découvert aussi l’Italie, j’ai traversé la France, et bien des contrées !
Tous mes voyages sont consignés dans mon album de souvenirs, et des souvenirs j’en ai à raconter !
A chaque fois, sauf une où j’ai voyagé en TGV, nous partons en voiture. Je suis installé, paraît-il, comme un pacha ! Un pacha n’exagérons pas ! Enfin je ne me plains pas, tout est fait pour mon confort, je dois le reconnaître, mais ça n’empêche pas quelquefois certaines angoisses…
Ce que j’aime beaucoup, c’est être installé en hauteur pour voir défiler le paysage, regarder sur la plage arrière, et ainsi guetter innocemment les voitures qui nous suivent. Je mets un point d’honneur à paraître imperturbable.
Pour savourer mon histoire, il faut comprendre les chats et aimer les voyages.
J’ai fait mon premier voyage à l’âge d’un mois  et je pesais 400 g. ! A cette époque, sagement je buvais le biberon et dormais bien calmement. Je voyageais tantôt dans mon sac, tantôt sur ses genoux.

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À chaque promenade, hop dans le sac en bandoulière sur ses épaules et ce fut mes 2000 premiers kilomètres.
Après il y eut bien d’autres voyages en France, mais j’y reviendrai plus tard.

L’Autriche

Racontons donc le beau voyage à Wien.
Enfin je reprends les termes de ma maîtresse qui réalisait son rêve depuis la découverte de la Bavière dans les films de Sissi avec Romy Schneider (films cultes qu’elle avait vus pour la première fois en mars 1968). C’est tout dire !
Le voyage s’est passé au mois de mai 2013 avec un temps idéal, le soleil nous a accompagnés tout au long de notre périple.

De la Normandie, nous avons rejoint la Bourgogne, elle et moi. Moi, installé comme un prince avec toute la banquette arrière pour moi tout seul ! Première halte, où là, nous prenons la voiture de l’amie de ma maîtresse pour continuer le voyage.
Tous les voyages ont été quasi faits sur ce mode opératoire. Quelquefois, pour certains voyages, l’amie emmenait son chien. Là, il fallait que je partage la banquette, mais ça s’est toujours fait en bonne intelligence. C’est une chienne corse (de race corse !)
J’ai donc vu défiler de beaux paysages.
La première journée nous emmenait carrément à 700 km de la Bourgogne, exactement à Possenhofen, où nous logions dans un hôtel bien agréable et qui acceptait les chats. Aux dires de ma maîtresse, elle a eu moins de mal à trouver des hébergements élégants qui acceptaient les animaux en Allemagne comme en Autriche, alors qu’en France, bien souvent , les hôtels lui ont refusé que je l’accompagne.

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Dans ces cas-là, elle a continué toujours à chercher les bons hébergements, et toujours elle m’a emmené avec elle.
Sur la route de ce premier jour, nous nous sommes arrêtés à Neuschwanstein pour y admirer deux des châteaux de Louis II de Bavière. Comme on était pressé, j’ai entendu dire qu’il faudrait revenir dans ce « beau coin » pour approfondir les visites.

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A Possenhofen, c’est là qu’est le château d’enfance d’Elisabeth de Bavière. (Petit rappel historique : Elisabeth de Wittelsbach est née à Munich la nuit de Noël 1837. Le 24 avril 1854 elle épouse François-Joseph de Hasbourg, Empereur d’Autriche, elle  devient Impératrice d’Autriche et Reine de Hongrie).
Pour moi, l’hôtel était coquet, douillet, et j’avais vue sur un beau jardin, ainsi que sur le typique clocher à bulbe.
Le reste, je le raconte, car j’ai entendu tous les commentaires faits lors des ‘débriefing’ photos le soir au retour de leurs promenades.
Elles en ont fait de belles photos.
Les premières ont été prises au Musée, à Pöcking-Possenhofen. Ce petit musée est fait par des passionnés de l’Impératrice d’Autriche. Il se trouve dans l’ancienne gare que fréquentait Sissi. Ma maîtresse avait obtenu une visite privée et elles ont savouré maints détails bien tranquillement.

Après elles ont fait une promenade dans le parc du château de Possenhofen au bord du lac de Starnberg, là où Sissi écrivait de jolis poèmes. Comme celui-ci fait avant son départ pour Vienne juste avant son mariage avec François-Joseph
« Adieu pièces silencieuses
« Adieu vieux château
« Et vous premiers rêves d’amour
« Reposez en paix au fond du lac …. »
J’ai cru deviner une certaine émotion quand j’ai entendu ma maîtresse réciter ce poème au bord du lac. Comment je l’ai su ? J’ai vu le film que son amie a réalisé.
Ensuite, elles ont fait une croisière sur le lac de Starnberg pour bien s’imprégner des paysages de l’enfance de la future impératrice.
Elles ont aussi dégusté forêts noires et autres spécialités. Leur voyage culturel fut aussi gastronomique. J’y reviendrai.
Après la croisière sur le lac, elles sont allées voir la croix qui marque l’endroit de la mort de Louis II (Ludwig II).

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Le premier soir, elles ont mangé au Kaiserin Elisabeth, j’ai bien entendu le menu : escalope viennoise, asperges sauce hollandaise, dattes fourrées. Excellent disent-elles ! Rien qu’à cette évocation je m’en pourlèche les babines.
Après ces quelques jours en Allemagne, nous prenons le départ vers l’Autriche.
Avant de quitter les Alpes bavaroises, nous passons à Berschtesgaden, très beau village. Elles effectuent la montée au « Nid d’aigle » le repère d’Hitler pendant la deuxième guerre mondiale.
Nous nous sommes aussi arrêtés à la très jolie chapelle Maria Gern im Berchtesgaden land. C’est un lieu de pèlerinage très connu, la chapelle est de toute beauté située dans un décor grandiose de montagne.

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Notre deuxième étape se trouvait à Bad Ischl.
Je vous parle d’abord de mon confort à Haus Bristol. Tout était impeccable pour moi. Bel appartement, belle terrasse, des propriétaires très gentils, j’ai même fait ‘mon câlin’ pour les remercier de m’accueillir dans d’aussi bonnes conditions. De la grande baie du salon je pouvais admirer la campagne et les montagnes autour de Bad Ischl où l’Empereur François-Joseph aimait s’adonner à la chasse.

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Pendant mes très longues siestes, « les filles » n’arrêtent pas de visiter, fureter, marcher, photographier, marcher encore.
Bref, elles reviennent enchantées de leur première journée de visites à Bad Ischl, l’endroit de la première rencontre de Sissi et François Joseph pendant l’été de 1853. Elles ont visité, la Kaiservilla, la villa impériale offerte par la mère de l’Empereur, l’archiduchesse Sophie, aux jeunes époux en 1854. A l’intérieur, il y a des tas de trophées de chasse de François-Joseph. Ce n’est pas ce qui emballe le plus la maîtresse, mais elle est ravie pour le reste. Elle en profite pour acheter « des bijoux » enfin des copies de bijoux, les fameuses étoiles de Sissi. Ce qui la marque le plus c’est le bureau de François-Joseph, où est encore le texte qu’il signa le 28 juillet 1914, texte qui déclarait la guerre à la Serbie et qui enclencha le processus de la première guerre mondiale.

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Le midi, elles ont mangé au restaurant « Sissy » au cœur de Bad Ischl. En se promenant dans la ville, elles se sont arrêtées devant le fameux hôtel Austria, sur le balcon duquel, Franz a annoncé à son peuple, ses fiançailles avec Sissi le 19 août 1853.

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Elles ont aussi fréquenté la très belle pâtisserie de la famille impériale ‘chez Zauner’. Pendant que je mange mes croquettes, elles, font salon de thé !
Les jours suivants, les images très précises du rêve de ma maîtresse se sont réalisées. Elle a retrouvé le château où ont été tournés les films de Sissi avec Romy Schneider. C’est au bord du lac de Fuschl et c’est devenu un restaurant de prestige, avec un petit musée à la gloire de l’Empereur et de l’Impératrice, de Romy Schneider et Karlheinz Böhm, le réel se mêlant à la fiction.

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Alors là, j’en ai entendu parler le soir quand elles sont rentrées du beau repas qu’elles avaient fait.
Je vous note le résumé de leur soirée :
« Quel dîner.
« Fascinées par le décor.
« Le lac à perte de vue.
« Un cocktail de saveurs et d’émotions.
« Comme un tableau enchanteur, le lac se reflète dans nos yeux.
« Un instant magique dans un endroit de luxe.
« Life is magnifique . »

Le lendemain matin, je les vois partir de bonne heure et de bonne humeur (d’ailleurs elles sont toujours de bonne humeur), j’ai droit à mes câlins et à mes compliments. Il faut dire que je fais tout pour être à la hauteur !
Elles dérogent ce matin-là un peu à leur thème. Elles partent pour Salzbourg, le pays de Mozart et de la Mélodie du Bonheur.
Du repas du midi j’entends parler des pâtisseries du Tomaselli au centre de Salzbourg.
L’église, les cimetières, si typiques, tout leur a plu.

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Elles ont aussi fait leur shopping dans les boutiques de Salzbourg, sont passées devant la maison natale de Mozart dans la belle rue des enseignes. Elles n’ont pas oublié d’acheter des ‘mozarts’ », ces chocolats délicieux à la pistache. Quand elles sont montées au château la vue sur Salzbourg leur a rappelé ‘Firenze’. (Je parlerai ultérieurement du voyage à Florence).

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En rentrant le soir, on aurait pu les croire fatiguées, non, non, ça papote, ça visionne les clichés, et c’est comme ça que j’apprends tout ce qu’elles ont fait, sagement pelotonné près de ma maîtresse qui n’hésite pas à m’appeler son prince.
Le jour suivant elles sont parties visiter le très beau village d’Hallstatt. Les photos de ma maîtresse sont de vraies cartes postales, c’est beau, poétique et romantique. Le lac, les maisons colorées, la propreté, tout leur plaît. Elles en ont profité pour visiter une mine de sel.

Encore une journée aux alentours, avec une promenade dans le beau parc de la Kaiservilla et une visite au ‘château de marbre’ construit spécialement pour l’Impératrice afin de vivre tranquillement retirée du protocole. C’est maintenant un musée de la photographie. Ma maîtresse a donc mis ses pas dans les pas de Sissi !

À bientôt pour la suite de mes voyages ! Et n’oubliez pas d’aller voir ma présentation dans « qui suis-je ».