LA SEINE à PARIS : les ponts

A quelque 280 km de sa source, la Seine arrive large et dolente à Paris.

La Seine est enjambée par 37 ponts. (Flanel avait refusé en son temps, de les faire tous). Du plus ancien : le Pont Neuf au plus récent : la passerelle Simone de Beauvoir, en voici quelques-uns :

le Pont Alexandre III : Commençons par l’icône de la ville lumière : sa première pierre a été posée en octobre 1896 par le Tsar Nicolas II, fils d’Alexandre III pour symboliser l’amitié franco-russe. La mission était d’ériger un pont fastueux. Plus de 50 œuvres d’Art sont réparties sur ses 150 m de long sans pilier dans le fleuve.

Ce pont monumental a des ouvrages symétriques et décoratifs. Il est illuminé par 32 candélabres de bronze,

Les piliers d’angles, en pierre, haut de 17 m, sont surmontés de pégases tenus par des Renommées.

Le Lion et l’enfant de Georges Gardet :

Génie de l’eau :

Ce pont a été inauguré le 14 avril 1900 (pour l’exposition universelle) par le Président Émile Loubet.

Le pont Alexandre III relie l’esplanade des Invalides au Petit et au Grand Palais. Il est exubérant et impressionnant.

– le Pont d’Arcole : réalisé en une arche unique en fer, il relie l’Ile de la Cité à l’Hôtel de Ville.

– le pont au Change : il relie l’Ile de la Cité au niveau de la Conciergerie à la place du Châtelet. Il possède trois arches de 31 mètres chacune, avec le « N » impérial de Napoléon III.

– le pont Neuf : malgré son nom, c’est le plus vieux pont de Paris. Il repose sur 12 arches ornées de 381 mascarons. Il a été inauguré en 1606 par Henri IV.

– la pont des Arts : réservé aux piétons, il relie le quai Conti à l’Institut de France. Ses planches sont en bois d’azobé (comme les planches à Deauville). En 2008 est lancée la mode des « cadenas de l’amour », enlevés en 2015 vu le poids devenu excessif et dangereux.

– le Pont de l’Alma, situé à l’Ouest de la capitale, le premier pont fut créé en 1854. Il conduit place de l’Alma où, la réplique de la flamme de la statue de la Liberté de Bartholdi, offerte en 1987 par le journal Hérald Tribune, est devenue un lieu de recueillement à la mémoire de Lady Diana décédée en 1997.

En souvenir de Flanel.

A la semaine prochaine.

LA SEINE : de sa SOURCE à PARIS

Reprenons le cours des voyages de Flanel avec ce billet qui commence en Bourgogne et finira en Normandie.

Etapes  :  les sources de la Seine, Troyes et Paris..

La carte ci-dessous, retrouvée dans un de mes manuels de l’école primaire, rappellera à ceux qui ont « fréquenté » la même époque, comment au sortir de notre CM2, on savait faire, à main levée, le tracé des 4 grands fleuves de France.

En même temps on apprenait des petits résumés :

Le site des sources acheté, sur une proposition du baron Haussman, par la ville de Paris en 1864 est un agréable parc paysager.

La source principale est abritée par une grotte romantique, une nymphe en pierre blanche symbolise le fleuve.

Le premier pont sur la Seine (le Pont Paul Lamarche) nous permet en un temps record d’être Rive Droite ou Rive Gauche !

Quittons ce lieu bucolique, pour arriver à Troyes quelque 120 km plus loin. L’étape en Champagne, fut un moment agréable avec de belles découvertes. D’abord, Flanel a testé et apprécié le lit !

Nous avions réservé une chambre, tout près de la ruelle des Chats.

Cette rue doit son nom à son étroitesse qui permet aux chats de passer de toits en toits.

Cette ruelle nous conduit directement à l’église Saint Jean-au-Marché

De style gothique, elle possède un retable monumental de style italien.

Ensuite, direction l’église Sainte Madeleine. Amateurs de vieilles pierres, de sculptures et d’Art, c’est un beau moment .

Le jubé est un ouvrage de pierre d’une finesse remarquable.

Le jubé sépare la nef (pour les laïcs) du choeur  (pour le clergé)

Fatigués mais curieux et courageux, nous nous dirigeons vers l’Eglise St Pierre et St Paul.

Bâtie sur plus de 4 siècles avec les différentes étapes du gothique, elle possède 1500 m2 de vitraux classés !

La richesse des vitraux happe effectivement nos regards.

A découvrir un panneau inspiré de la Cène de Léonard de Vinci à Milan.

Et aussi, une belle sculpture en pierre polychrome « le baptême de St Augustin par St Ambroise ».

Retour sur nos pas pour rejoindre l’hôtel, Troyes est ville agréable avec ses maisons à colombages et ses sculptures en ville, telle « Lili ou la dame au chapeau ».

La plupart des maisons à pans de bois ont été construites après le grand incendie de 1524.

Au fil des rues… sculpture d’un jeune pâtre en train de pêcher avec une jeune fille à ses côtés.

Arrêt pour un bon repas… arrosé au Champagne, (obligé non ?) et enfin Flanel, fatigué, prend un peu de repos tout en méditant…

La semaine prochaine : la Seine et ses ponts à Paris…

Flanel et les NOUNOURS

Pour commencer l’année en douceur, voici un billet cocooning où Flanel avait toute sa place au milieu de ses nounours.

L’histoire du nounours :

Etats-Unis : le Président Théodore Roosevelt (surnommé Teddy) aimait la chasse à l’ours. Mais un jour de 1902, aucun plantigrade dans les parages pendant la partie de chasse ! Un accompagnateur du Président chercha et finit par trouver dans les environs un ourson (pour que le chasseur puisse l’abattre…) Mais le Président Roosevelt s’attendrit devant l’ourson et refusa de le tuer (ouf !). Un chroniqueur du Wasghinton Post, présent, illustra l’instant et personne ne devait oublier le dessin ! Un New-Yorkais, nommé Mitchtom fit confectionner un ours en peluche et demanda l’autorisation de l’appeler « Teddy ». L’ours en peluche était né aux U.S.A.

En Europe : l’entreprise de jouets familiale allemande Steiff, sous l’égide de Richard Steiff (qui aimait les ours) développe la fabrication des ours en peluche. En 1903, à la foire de Leipzig, la magie des peluches opère, prend son essor et commence de voyager. De jouet d’enfant à article recherché des collectionneurs, Steiff est un nom connu et reconnu dans le monde entier (sa marque de fabrique : le petit bouton à l’oreille). 

Depuis Teddy Bear apporte tendresse et réconfort (aux petits… comme aux grands…)

Une mienne amie a joliment peint le portrait « du p’tit blanc de Sallanches ».   Alors pour les agiles du pinceau, à vos palettes, voici quelques-un des nounours dont Flanel aimait être entouré…

… et ceux que je collectionnais au fil des voyages…

  • le petit Bavarois de Neuschwanstein

  • le petit Suisse :

   . l’Autrichien de Wien, l’original Teddy de l’Hôtel Sacher.

. le petit Basque (souvenir de la fête des piments à Espelette)

  • et un Bukowski (ils ont été créés en 1990 par une famille suédoise de Stockholm)

En souvenir de Flanel          

A la semaine prochaine… on reprendra les voyages de Flanel !

1er janvier 2021

A toutes et à tous, je souhaite beaucoup de belles choses pour cette année qui commence …. Recevez tous mes voeux chargés d’espoir, de joie, de bonheur et de bonne santé après cette année 2020  jalonnée d’inquiétude.

Je remercie mes abonné(e)s qui, au cours de l’année écoulée, ont suivi le blog de Flanel et m’ont manifesté intérêt et soutien…

En souvenir de Flanel

A la semaine prochaine.

JOYEUX NOEL (2020)

25 décembre 2020 :   à toutes et à tous, fidèles abonné(e)s, lectrices et lecteurs, je vous souhaite un joyeux Noël malgré les caprices de l’ambiance…

to everyone in the world :

— Petite histoire de la crèche :   La crèche, telle que nous la connaissons, date du début du XIIIè siècle. En 1223, François d’Assise organisa une crèche vivante et célébra la messe de Noël à Grecchio en Italie.

— Les Rois mages   :  Ils sont fêtés le jour de l’Epiphanie. Venus d’Orient et guidés par une étoile, la tradition dit qu’il sont trois et qu’ils apportaient à l’enfant Jésus, de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Melchior  : était un vieillard à cheveux blancs et barbe longue, il offrit l’or.

Gaspard  :  jeune, sans barbe, rouge de couleur, offrit l’encens.

Balthazar  :  au visage noir portait une barbe et offrit la myrrhe.

En Espagne ce sont eux qui déposent les jouets dans les souliers le 6 janvier.

Les reliques des Rois Mages sont à la cathédrale de Cologne (Allemagne) depuis le 12è siècle.

Terminons ce billet de Noël, où je vous souhaite une journée remplie de douceur et de chaleur, par une brève incursion au siècle dernier, avec des cartes d’antan…

En souvenir de Flanel…

A la semaine prochaine…..     à l’année prochaine…

Pour un chat qui voyage… — Les choses de la vie

Exceptionnellement, je partage le billet d’un blog que j’apprécie beaucoup. Merci pour la dédicace « à un chat qui voyage » .

Il existe parmi les sites de WordPress, un blog intitulé « chatvoyageur ». Un blogueur ou une blogueuse, je n’ai pas creusé l’affaire, qui semble apprécier certains de mes clichés, j’ai fait promesse de lui dédier la prochaine série que voici. J’ai l’habitude, même si je me considère plus blagueur que blogueur, de tenir mes promesses et […]

Pour un chat qui voyage… — Les choses de la vie

Couchers de soleil

Juste pour le plaisir des yeux et réchauffer les coeurs,  quelques souvenirs de couchers de soleil où mon fidèle compagnon était à mes côtés.

Sept semaines après la naissance de Flanel, nous étions à Cap Breton.

Peu avant ses deux ans, nous étions en Italie.

Un soir à Florence

L’année de ses 3 ans, nous étions en Autriche.

Royal (mais endormi) sur les routes autrichiennes

 Bref coucher de soleil au bord du Fuschlsee (à 25 km de Salzbourg).

Un mois après les 5 ans de Flanel, nous étions sur l’Ile d’Oléron.

Beau soir d’octobre au bord de l’Océan Atlantique.

Mars 2019, un soir à Paris au bord de la Seine.

En mai 2019, Flanel m’accompagnait au bord du Léman,

A l’hôtel à Evian

Suivi d’un séjour à Chamonix, avec doux coucher de soleil aux couleurs d’aquarelle sur le massif du Mont Blanc et l’Aiguille du Midi.

A son dernier printemps, confinés à la maison, coucher de soleil normand

Pendant que, flamboyant, le grand luminaire se couchait…

… le petit luminaire se levait…

A bientôt.

Bientôt NOEL

Noël 2020. Noël étrange. L’absence de réunions familiales avec ce virus honni, et pendant des années quand je préparais les décorations, j’avais une aide… disons précieuse !

Début de l’Avent … regarder par la fenêtre le temps qu’il fait…

… quand la pluie cingle les vitres et qu’en souffles lourds battant le bourg, le  vent s’invite, il fait bon être au coin du feu…

…ou penser à s’emmitoufler…

Ne pas oublier le petit échange secret avec le Père Noël pour savoir si il avait bien prévu tous les cadeaux…

Petit tour complet des déco…

Ouf… tout va bien, repos.

Quand on parlait préparation paquets, on parlait ficelle…

Flanel savait combien j’aimais collectionner au cours des voyages des souvenirs pour les fêtes, et j’ajoute, que malgré ses pattes … on dira… conséquentes, jamais il n’a fait tomber quoique ce soit ; pour ce Noël 2020, Flanel je n’oublie rien de nos connivences…

A bientôt.

FERVAQUES : le château

Fervaques est connu pour son château, C’est un ensemble architectural d’importance dans le Pays d’Auge.

Photo aérienne 1976

L ‘histoire du château est riche et longue, en voici quelques traits.

 

Entrons d’abord par la belle poterne, après avoir traversé le pont qui enjambe la Touques, (cette dernière rejoint la Manche entre Trouville et Deauville). Tout à côté trône un majestueux colombier.

Dans la cour d’honneur,  se marient pierres et briques.

Le roi Henri IV passa une nuit au 1er étage (la veille de la bataille d’Ivry qui se déroula le 14 mars 1590). Plus tard, au 19è siècle, Chateaubriand, dira qu’il a dormi dans le lit du Roi…

Escalier gothique

Le corps du château, dont les travaux sont datés à partir de 1597, est l’œuvre de l’architecte François Gabriel. Il est bâti pour Guillaume de Hautemer, seigneur de Fervaques, sur les vestiges d’un ancien manoir dont le seul vestige est le colombier.

Faisons un bond jusqu’au 19è siècle où le château est acquis par Madame de Custine. Des animations très intéressantes ont été organisées au château « Le Kinnor » autour de Madame de Custine. Nous y avons passé d’excellents moments. Nous écoutions les conférences avec plaisir, en découvrant tout le charme et la vie de Delphine de Custine. Elle fit l’acquisition du château de Fervaques en 1803.

Chateaubriand, son grand ami, séjourna à plusieurs reprises à Fervaques pour y trouver « la paix et le bonheur ». Dans ses mémoires d’Outre Tombe il dit en parlant de Delphine et du château « j’assistai à sa prise de possession de Fervaques, et j’eus l’honneur de coucher dans le lit du Béarnais » Delphine de Custine était surnommée « La Reine des Roses ». Elle organisait à Fervaques un cercle littéraire où se retrouvaient de grands poètes.

Dans la cour d’honneur, un imposant platane a notre admiration !. (il est le plus vieux platane de France, il a plus de 500 ans)

Passons à l’arrière du château, nous le trouvons très élégant. Le château est classé «Monument historique» depuis 1995.

Dans la cour des communs, magnifique, se dresse un grand hêtre pourpre (dit de Chateaubriand). Plusieurs arbres, ont probablement été plantés (entre 1803 et 1823) par Chateaubriand lors de ses séjours chez Mme de Custine, marquise de Sabran.

Mme de Custine, décédée à Bex (Suisse) en 1826 est enterrée dans la petite église St Aubin d’ Auquainville, à quelques pas de Fervaques. Son fils Astolphe repose à ses côtés.

La façade Ouest longue de 60 m offre un bel ensemble. Elle se reflète dans les douves.

A l’occasion de manifestations nous mangions au château.

Certaines soirées finissaient en feu d’artifice.

En souvenir de Flanel.

A bientôt.

 

FERVAQUES : le village

En plein cœur du Pays d’Auge, au bord de la vallée de la Touques, découvrons le charmant village de Fervaques, mis à l’honneur dans un tableau d’Eugène Boudin (Fervaques, la place du village, 1882, ) au musée E. Boudin à Honfleur.

Eugène Boudin, peintre impressionniste (1824-1898) venait régulièrement à Fervaques chez ses amis E. et S. Jacquette, entre 1869 et 1897. Le docteur Jacquette était mécène et collectionneur d’art. E. Boudin a peint des tableaux célèbres dont « Vaches à Fervaques » (1880) et « Troupeau de vaches dans un pâturage » (1881).

Nous nous sommes replacés à l’endroit du peintre.

Flanel dans la « mochila » on s’est promenés en suivant le chemin balisé, en commençant par la place de la Fontaine..

Avant d’arpenter les rues, une prison et un four à pain sont près de cette place. (Quand le four à pain est en service, c’est un plaisir de dégustation à l’ancienne).

Découverte aussi de plaques de cocher. Les deux que l’on a pu voir avaient été rechampies il n’y a pas si longtemps. Ces tableaux indicateurs ont fait leur apparition vers 1835/1845. Placées à environ 2,50 m, elles étaient à hauteur de lecture pour les cochers.

L’église St Germain, (monument historique depuis 2001) possède un plafond en bois en forme de coque de bateau renversé.

Vitraux et chapelles se découvrent au cours de notre visite.

Dans cette église, nous avons eu le plaisir, d’y écouter la distinguée Brigitte Fossey accompagnée par le pianiste Gilles Bérard.

A Noël dernier, nouveau détour par Fervaques avec l’agréable surprise de voir l’église mise en valeur et préparée par des bénévoles avec beaucoup de soins. Une jolie crèche, une mise en lumière des vitraux nous ont charmés

pour le plaisir cliquez sur la petite vidéo ci-dessous :

Des personnages célèbres ont séjourné à Fervaques, entr’autres :

.. Guillaume de Hautemer de Grancey (1538-1613), maréchal de France, seigneur de Fervaques,

.. Delphine de Custine (1770-1826) et son fils Astolphe de Custine (1790-1857) écrivain,

.. Henry IV, en chemin vers Paris, dormit à Fervaques.

..Chateaubriand qui évoque le château de Fervaques dans ses « Mémoires d’Outre-tombe ».

Tous ces personnages sont liés au château que l’on visitera la semaine prochaine.

Nous avons terminé notre promenade du printemps à l’orée de la forêt, où s’élève la « Vierge des bois ». De pierre et de brique, l’oratoire fut érigé en 1818 à l’initiative de Madame de Custine.

En souvenir de Flanel

A la semaine prochaine.