Les chemins de COMPOSTELLE (10) : la mochila

La mochila en Espagne, c’est le sac à dos du pèlerin. Ce poids dans le dos est tout un symbole pour le jacquet.

Ma mochila, à moi, sur les bouts de Chemins que nous avons parcourus, c’était mon Chat !

La toute première année, sur les chemins de Dax, (billet à venir) la mochila était légère. Flanel avait à peine deux mois. Le sac en bandoulière, et hop… en avant…

Cette même année, à Lourdes, déjà très sage, on aperçoit ses yeux de bébé encore bleus…

Quand il a eu deux ans, la mochila avait progressé en taille… et en poids… Mais c’était encore bien facile… Et la porteuse avait quelques années de moins…

Chaque année, j’ai adapté le sac à dos…

De toutes façons Flanel était toujours prêt à partir.

Mon souci premier dans l’organisation des voyages c’était l’hébergement de Flanel. Tous les hôtels n’acceptent pas les animaux. Mais beaucoup de séjours ont vu des accueils très affectueux où Flanel était traité en Prince, (il savait y faire)

… à l’hôtel…Flanel toujours zen…

Ces dernières années, le dos de la porteuse était moins fringant… et le compagnon à moustaches plus lourd… On s’est donc adaptés à la situation..

d’ailleurs « la poussette » avait été testée alors par Zadig… lui qui était si casanier…

Tous ces bouts de chemins que nous avons parcouru, ont été du plaisir…

Après l’effort… le réconfort…

… Si un jour, il m’arrivait de réaliser l’étape finale du camino et d’assister à la cérémonie du botafumeiro (encensoir géant) dans la cathédrale Saint Jacques de Compostelle, mon compagnon ne sera pas à mes côtés…

Le poids de ma mochila s’en est allé, mais mon cœur est resté bien lourd.

 

 

Les chemins de compostelle (9) : en SUISSE

La via Jacobi part du lac Bodensee (où nous étions la semaine dernière), traverse la Suisse d’Est en Ouest et se termine à Genève. C’est une partie du Chemin de Compostelle Européen

Ce billet conte nos deux dernières étapes suisses (aux portes la France, et au bord du Léman).

LAUSANNE : Cette ville a été un bonheur de découverte. La marche au bord du lac dont voici quelques photos nous a laissé un souvenir tout en douceur et quiétude.

Après une montée vers la vieille ville qui aurait pu être fatigante, (mais Flanel nous avait incité à prendre un taxi), nous sommes arrivés à la cathédrale.

La cathédrale Notre Dame de Lausanne, était, au moyen-âge une étape importante du Chemin.

Elle est toute en élégance.

Nous y avons même trouvé la partition pour les pèlerins… A vos lutrins… 

Le beffroi de la cathédrale révèle une institution lausannoise historique (de 22h à 2h du matin).

Pour plus de détails voir notre visite détaillée de Lausanne, cliquez ici

Les grandes orgues Fisk (2003) sont uniques au monde. Leur esthétique rappelle les ailes déployées d’un ange.

Le portail peint, du 13è, nous laisse émerveillés devant un tel art dans le travail de la sculpture.

Sur l’esplanade de la cathédrale le regard est charmé par la vue.

Notre descente vers le lac se fera… à pied…  Sur notre chemin : le château St Maire (siège du pouvoir régional)…

… puis le Palais Rumine (il abrite des musées)…

… et à nouveau, le bord du lac, où nous ferons une petite halte au Château d’Ouchy.

– GENEVE : notre dernière étape du Chemin en Suisse.

Nous avons principalement admiré le « célèbre jet d’eau »

D’une hauteur de 140 mètres, actionné chaque matin par des gardiens, il est l’emblème de Genève.

Prenant (tout) notre temps, nous avons longé le quai du Mont Blanc…

… admirant également le Monument Brunswick érigé en 1879.

Le duc de Brunswick avait légué sa fortune à la ville de Genève qui lui érigea (selon sa demande et suivant une réplique de celui des Scaligeri de Vérone)) ce mausolée en marbre de Carrare et pierre de Vérone.  Deux lions de pierre gardent l’entrée du jardin des Alpes.   

Attirés par l’hôtel « Beau Rivage » où l’Impératrice Sissi a rendu son dernier soupir, nos instants y sont magiques et nostalgiques… et on oublie l’heure…

Pas d’autres clichés de Genève, il nous fallait rejoindre notre point de chute en France.

Entre nos différentes destinations, Flanel prenait un peu de repos, ici, avec l’authentique aumônière de pèlerin (cet objet est connu des jacquets depuis le 12è siècle).

A la semaine prochaine.                              

 

 

Les chemins de COMPOSTELLE (8) : trois pays.

Le soleil n’est jamais si beau qu’un jour où l’on se met en route. (Jean Giono)

Cette semaine, parcourons trois villes où mon « grand voyageur » avait été, comme à son habitude, un compagnon zen et affectueux. Les kilomètres ne lui faisaient pas peur…. surtout bien calé sur la banquette de la voiture…

Dans un mouchoir de poche nous avons réuni trois pays : l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse.

– en Allemagne : Notre première étape se trouve au bord du Bodensee.

C’est un bout sur le chemin de Souabe qui nous amène à la ville princière de Konstanz.

Dans le quartier médiéval de Niederburg, s’élève la cathédrale romane  et sa flèche gothique.

Nous n’avons pas manqué la fontaine des Empereurs « l’ Emperor’s Foutain » sur la Markstätte.

Flâner, nez en l’air pour nous, moustaches au vent pour Flanel, fut un vrai régal.

en Suisse : Deuxième étape, belle visite d’une ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, Saint Gall (St Gallen), avec sa somptueuse cathédrale baroque.

ou « Stiftskirche St Gallus und Otmar »

– en Autriche : Notre dernière halte sur les chemins de Compostelle, pour ce billet, est à Rankweil dans le Vorarlberg autrichien,  sur le  chemin de l’Appenzell.

Notre chambre donne sur la basilique, qui, sur son piteux rocheux, domine la plaine du Rhin et le Vorarlberg.  

Flanel ne se lassera pas de la vue… (nous non plus…)

Cette basilique du 8è siècle, détruite, puis rebâtie au 15è abrite une chapelle miraculeuse dédiée à la Vierge  avec un décor éblouissant d’orfèvrerie.

Sur le chemin, juste en-dessous du Liebfrauenberg, s’élève  la petite église romane Saint Pierre (12è siècle).

Flanel ne disait pas non aux nouvelles saveurs, en particulier, un très bon goulash… dont le goût de la sauce l’avait un peu surpris…le paprika peut-être ?

Nous passerons dans la région quelques belles journées agrémentées de belles balades.

En souvenir de Flanel

A bientôt.

Le jardin de FLANEL

Cette semaine, découverte, sans aucun doute, de l’un des endroits préférés de Flanel : son jardin !

C’est avec calme qu’il le partageait avec Minette…

…ou avec les oiseaux. (Flanel et les oiseaux méritera un billet spécial !)

Avec beaucoup de bonhomie il m’accompagnait (et surveillait ?) « les séances de jardinage ».

N’oublions pas sa « petite friandise » : le ruban de Bergère dont il aimait croquer les feuilles.

Le roi du jardin (sous notre ciel normand) : c’est le palmier !

 

Rapporté, il y a maintenant 25 années, de la Côte d’Azur, d’Hyères-les-palmiers (en direct des serres près du jardin Olbius Riquier, petit clin d’œil à Ben), nous l’avons beaucoup chouchouté pendant ses premiers hivers normands qu’il a passés avec succès !.

Ce palmier m’appelle le souvenir que, bien avant la naissance de Flanel, nous accompagnait dans nos voyages, notre chienne Darjeeling.

De Toulon à la Riviera italienne, elle jouait volontiers les stars en posant à la demande.

Elle était aussi une adepte du farniente et du sable fin de la Presqu’île de Giens.

Darjeeling portait son nom avec beaucoup de panache et quand la vieillesse nous l’a arrachée, le chagrin a été immense.

Revenons à ce printemps, où, avec Flanel, nous avons surveillé de très près «l’éclosion» des graines d’edelweiss rapportées de Zermatt. Notre espoir n’a pas été décu.

Avril et mai, chauds et ensoleillés, ont permis à Flanel de profiter du jardin un maximum, sans que l’on soupçonne que l’été serait bien triste…

Cette première semaine d’automne, les pétales tombent doucement à mes pieds comme des larmes que verseraient les fleurs… Flanel leur manque à elles aussi… Il a toutes nos pensées…

Dernier petit tour au hasard des allées du jardin de Flanel, avant de vous dire à la semaine prochaine où nous reprendrons les chemins…

… quelquefois il pleut !…

… et quelquefois, je bricole…

A bientôt.

Les chemins de COMPOSTELLE (VII) : dans les Alpes

Sur la via Domitia, dans les Alpes de Haute-Provence , le chemin sillonne EMBRUN, ce sera notre première étape.

La ville d’Embrun s’élève sur un promontoire appelé le Roc et elle est surnommée « la petite Nice des Alpes » (en raison de son climat).

Nous découvrons, en premier, l’église d’Embrun.

Notre Dame-du-Réal, dédiée à Marie, est d’inspiration lombarde.

C’est le plus grand édifice religieux des Alpes françaises.

Le clocher de la cathédrale d’Embrun est un campanile de style italien.

Face au porche de Notre Dame, nous trouvons la Maison des Chanonges. C’est la plus vieille demeure d’Embun.

Juste après, nos pas nous conduisent vers le jardin de l’évêché où se trouve une sculpture toute poétique. Deux enfants sont penchés sur un livre. Cette sculpture est l’œuvre de Jeanne Royanez-Hugues, la veuve du poète Clovis Hugues (1851-1907). Il fut élu majoral du Fébrilige en 1898. Enterré à Embrun, un monument lui fut dédié en 1909

De ce jardin-belvédère nos yeux survolent avec plaisir la vallée de l’Embrumais.

Le chemin de Compostelle dans les Hautes-Alpes est celui des pèlerins italiens qui se rendaient en Espagne. Nous le suivons pour nous rendre à Crots et découvrir l’abbaye de BOSCODON dont la toiture est en bardeaux de mélèze.

A 1150 m d’altitude, dans un beau cadre de montagne, l ‘église abbatiale est de style roman monastique.

Chaude couleur des pierres de cargneule, sobriété, dépouillement, pureté des lignes de la nef, véritable vaisseau de pierre, tout nous frappe d’emblée le regard.

Le cloître et les jardins recevaient des travaux lors de notre passage.

Flanel avait un an et était (déjà) très sage.

Le GR 653D, antique chemin de la voie italienne, nous emmènera jusqu’à Notre Dame du LAUS. Avant notre arrivée, nous ignorions l’histoire du Laus, avec les apparitions de la Vierge Marie à une bergère illettrée, Benoîte Rencurel, entre 1664 et 1718, et cela plusieurs fois par an et toute sa vie. En 54 ans, c’est un record dans l’histoire des apparitions mariales.

Benoîte « verra » également le Christ crucifié. La chapelle du Précieux Sang s’élève à l’endroit où les apparitions ont eu lieu.

La croix est placée dans un reliquaire de cristal et de bronze doré.

Notre point de chute était Savines-le-Lac.

Ce sont des souvenirs d’un séjour fort agréable. On découvrira le lac et ses environs dans un billet spécial « lacs ».

En souvenir de Flanel.

 

Les chemins de COMPOSTELLE : la voie Tolosana et la voie Lemovicensis

Sur la voie Tolosana, nous avons fait un arrêt à Toulouse pour admirer la belle basilique Saint Sernin. C’est la plus grande église romane conservée en France de nos jours.

Cette étape incontournable des Chemins de Compostelle recèle le tombeau de Saint Saturnin (devenu Sernin au fil des siècles). Le tombeau se trouve dans un magnifique sarcophage baroque surmonté d’un dais.

Notre cheminement nous conduira également à Auch. Direction la cathédrale, où la pose de la première pierre est en 1489, et la dernière décoration de la façade occidentale en 1680.

La Chapelle du Saint Sépulcre rassemble les huit personnages traditionnels. Le dais est de style flamboyant.

Approchons du chœur, il est complètement clôturé…

… sur trois côtés, nous découvrons les stalles. 113 au total. Elles sont en cœur de chêne. Le bois est travaillé comme de la dentelle, quelle richesse et variétés.

Nous déambulons tout en photographiant dans cette belle cathédrale Sainte Marie.

En sortant, c’est l’heure du repas. Capitale de la Gascogne oblige, Flanel goûta aux spécialités du sud-ouest… (avec un faible pour le foie gras…)

Puis promenade sur les chemins de Compostelle (le G.R. 653) histoire de bien digérer le repas en découvrant la ville au gré des pousterles, (ruelles médiévales très pentues)…

… avec la maison Fedel et sa belle architecture médiévale (considérée comme la plus vieille maison d’Auch).

Au 13 rue Lamartine, nous découvrons l’endroit où a été imprimé pour la première fois (le 25 septembre 1943) « le chant des partisans »     Amis entends-tu ….

Un peu de sport…. L’escalier monumental … 370 marches….

Là, trône la statue de d’Artagnan, en habit de mousquetaire.

Quelques temps plus tard, sur la voie Lemovicensis, une seule étape : Vézelay. C’était l’année des 7 ans de Flanel. Le voyage s’est fait en compagnie de son ami Amadeus.

Haut lieu de la chrétienté, Vézelay est une étape importante sur le chemin de St Jacques.           

La basilique Sainte Marie-Madeleine, mélange de roman et de gothique s’élève sur une des collines du Morvan.

A Vezelay, beaucoup de  plaisir pour les yeux, les ruelles, la vue dans le lointain… flânerie bien agréable… sauf que la pente est longue… et il faut bien l’énergie de Flanel pour nous motiver dans les derniers mètres.

Mais l’arrivée à la basilique nous fait oublier notre effort.

L’intérieur qu’éclaire une lumière magique est majestueux et reposant.               

La grande nef romane (1120-1140) entièrement voûtée est d’une harmonie parfaite.                

Après cette visite intérieure, et en signe d’au-revoir, nous ferons un tour complet à l’extérieur..

En souvenir de Flanel…

 

Les anniversaires de FLANEL

Le 14 septembre 2010, je trouve dans mon jardin une petite boule de poils de 300 g, tellement petit, tellement orphelin…

Le vétérinaire consulté, pense que ce chaton a à peine 3 semaines. Son pelage est si doux que son nom sera Flanel…

Commencera alors son apprentissage de la vie.

Une semaine plus tard, il découvrait la montagne et le Mont Blanc…

Très vite dégourdi, ce petit compagnon allait partager tous mes instants.

Chaque année, nous avons fêté ce 14 septembre. Pour le souvenir faisons défiler les anniversaires

En cette année 2020, pas de beaux voyages comme à notre habitude à cause du virus.

Le grand voyage c’est Flanel qui l’a fait quand son souffle s’est éteint cet été.

Ce 14 septembre 2020, la petite bougie est allumée mais elle pleure toute seule.

 

Les chemins de Compostelle (5) : la voie du Piémont Pyrénéen.

Voici quelques-unes de nos étapes sur la voie du Piémont pyrénéen.

La première promenade concerne Perpignan. La pancarte nous indique que nous sommes bien sur les chemins de Compostelle… St Jacques 1 225 km, ouah, miaou, il nous en reste du camino !!

La chaleur ne nous arrête pas, nous prenons beaucoup de plaisir à la visite du Palais des Rois de Majorque.

Le Palau dels Reis de Mallorca est un palais médiéval dont la construction remonte à la fin du XIIIè siècle.

C’est une véritable forteresse de style gothique.

Les galeries, les chapelles royales, tout est signe de raffinement.

Hélas, nous quitterons Perpignan sans avoir le temps d’aller à la gare, nous manquons donc le «Centre du Monde », comme l’a déclaré Dali.

Cap vers Carcassonne : en plein pays Cathare. Là, Flanel, (trop bien installé ?, fatigué par nos multiples visites et balades ?), refuse tout net de sortir de la voiture.

On devra se contenter de photographier la belle Cité médiévale aux 52 tours d’un point de vue du Pays surnommé « le pays au mille collines » (le Laurageais).

Cinquante kilomètres plus loin, nous arrêtons à Mirepoix, charmant village médiéval.

Autre arrêt renommé, Valcabrère et la basilique St Just, petit bijou de l’art roman consacrée en 1200.

Dans le lointain, se dessine Saint Bertrand de Comminges riche de 2000 ans d’histoire.

Reposé et dispos, Flanel nous accompagnera avec plaisir dans les ruelles du village.

Puis nous franchirons la porte de la cathédrale Notre-Dame, en admirant ses multiples richesses.

Toujours direction Est-Ouest, une cinquantaine de kilomètres avant Lourdes, nous ferons étape à l’abbaye « l’Escaladieu » halte importante pour les pèlerins sur la voie des Hautes Pyrénées.

Au premier soir de l’arrivée à Lourdes, dernière étape pour l’année de ses quatre ans, Flanel est tout content et partage de câlins instants avec sa maîtresse.

Lourdes, la première église consacrée en 1876 a le chœur orienté à l’Ouest. L’entrée avec le porche à l’Est permettait aux pèlerins abri et protection des vents dominants, mais cette disposition est à l’envers du symbole chrétien.

La grotte des apparitions à Bernadette Soubirous, les processions le soir, tout ce qui fait Lourdes, nous l’avons partagé.

S’intéresser à la vie de Sainte Bernadette, méritera un billet pour elle toute seule. Sa vie, est courte mais mérite d’être découverte. (un jour… on  suivra Flanel sur les pas de Bernadette, puisqu’il est venu avec moi jusqu’à Nevers découvrir son gisant totalement intact).

Tout près de Lourdes, à Argelès-Gazost, une jolie chapelle est dédiée à la petite Bernadette.

Dans les rues de Lourdes nous découvrons, par le biais de photos exposées, les impressionnantes inondations de 2012 et 2013.

Le lendemain, à notre retour de Gavarnie, ce 21 mai 2014, le Gave de Pau, à la suite d’un orage violent, est bien en colère.

A bientôt.

… En souvenir de Flanel.

Les amis de FLANEL

Voici quelques nouvelles des amis de Flanel.

Depuis 7 ans, Minette est la « compagnonne » de Flanel dans notre jardin. (Elle refuse obstinément de rentrer dans la maison…)

Le matin de ce 20 juillet 2020, comme à son habitude, Minette est arrivée pour rejoindre son ami Flanel.

Quel ne fut pas son désarroi quand je lui annonce la triste nouvelle survenue la veille au soir.

Tous les étés nous rejoignent, le temps des vacances, des compagnons moustachus. Et quand Minette a vu B. elle lui annonce le départ de Flanel. Totalement attristée par ce qu’elle vient d’entendre, elle le confie aussitôt à son compagnon C.

Très ému, C. ne peut s’empêcher d’essuyer discrètement quelques larmes (il connaît Flanel depuis plus de 6 ans).

Quelques jours après, L. arrive à la maison. Je lui annonce la mauvaise nouvelle. Lui aussi est rattrapé par l’émotion.

Quand il se met à pleurer, nous sommes tous deux à l’unisson.

Puis l’émotion contenue et retrouvant son self-contrôle, il me dit qu’il faut avertir ceux qui arriveront à la fin de l’été.

Quand M. et M.C. reçoivent le courrier, pour eux aussi, c’est la tristesse qui prédomine.

Et puis, il a bien fallu avertir Amadeus, le compagnon de route de la plupart des grands voyages. C’est sa maîtresse qui s’en est chargée. Il est resté tout médusé par l’annonce du tragique évènement.

Il a alors évoqué leurs longues heures de voiture, d’hôtels, de visites, tous leurs bons souvenirs…

Puis, chacun, ils m’ont dit que toutes leurs pensées étaient vers Flanel et qu’ils lui souhaitaient un paradis des chats tout doux.

Et moi, je remercie, tous ces moustachus qui, avec leurs câlins, m’aident à surmonter l’absence de Flanel, et aussi, je dis merci à leurs maîtres, qui savent trouver des mots réconfortants.

Pour terminer, voici le poème écrit et envoyé par un fidèle lecteur :

Flanel

Moi le fidèle serviteur

Moi qui combles le temps de la servitude

Moi celui qui adoucis tes soucis

Moi ici, sinon la maison serait vide

Moi dans les moments de silence, je suis ici

Moi dans la solitude, sur tes genoux, je suis

Moi en voyage, en vacances, je te suis

Moi je fus le bonheur

Moi maintenant je suis parti

Moi de-là-haut je serai ton guide

Moi je guiderai tes pensées

Moi tranquillise toi

Moi je veillerai sur toi

Sans moi, continue à voyager

Le temps passe

La vie continue

La vie est faite d’aléas et de joie

Au revoir Flanel !

 

Les chemins de COMPOSTELLE (IV) : PAMPELUNE

De Roncevaux (billet de la semaine dernière), toujours sur les chemins de Compostelle, il fut décidé de partir à PAMPELUNE.

L’arrivée à Pampelune est un très sympathique souvenir. Aucune carte ni plan dans la voiture, pas encore de G.P.S. ni d’iPhone, donc à l’ancienne : regarder les pancartes et demander au gentilé la direction de la cathédrale Santa Maria.

Là, nous découvrons la gentillesse des Pamplonés : à notre question, et surtout à nos yeux un peu éberlués par la vitesse de l’explication prononcée, un Pamplonais nous propose de le suivre en scooter !

En peu de temps nous sommes sur place. Tout va bien et notre journée à Pampelune sera menée tambour battant, en commençant donc par la Cathédrale Santa Maria.

Sobriété de la façade néo-classique qui ressemble à un temple grec et dont l’une des hautes tours abrite la cloche Maria qui pèse 12 tonnes.…
Maria est la seconde cloche la plus lourde d’Espagne avec ses 12 tonnes (la plus lourde est à Tolède : 17 tonnes) mais une fissure empêche San Eugenio de sonner. La tradition dit que la zone délimitée par la portée de Maria (que nous avons entendue sonner à toutes volées s’entend sur un rayon d’environ 14 km et se nomme « Bassin de Pampelune ».

L’esthétique intérieure est de style gothique.

Une cérémonie rehausse encore le faste de la cathédrale dont nous découvrons toutes les richesses.….

(Vierge dorée Santa Maria la Réal)
La cathédrale abrite également le sépulcre de Carlos III de Navarre et de son épouse Léonor de Castille.

Splendide mausolée de Jean Lomme de Tournai (1416)

Placée sur le chemin de Compostelle la cathédrale présente la caractéristique des églises de pèlerinage avec une abside polygonale et un déambulatoire.

Cérémonie et visite terminées, un très discret miaulement de Flanel rappelle « qu’il se fait faim ! »

Bien substantés, façon tapas et pintxos, nous reprenons le chemin…

La promenade nous emmène vers l’Eglise St Nicolas (hélas fermée à nos horaires). Murs épais, tours de guet, elle avait un rôle de forteresse défensive.

Notre chemin passe par la Plaza San Francisco, où trône la statue de Saint François d’Assise, patron de la Navarre. (Il est né près de Pampelune en 1506)

˜Tout cela nous amène plaza del Castillo, la place prisée des Pampelonais

Avec plaisir nous ferons une pause au café Iruña.

Nous regagnons la voiture en passant devant la mairie (baroque et néo- classique). Elle est célèbre pour le « chupinazo » (fusée pyrotechnique) de chaque 6 juillet qui lance à midi le départ des fêtes de la San Fermin. A ce moment là, tout le monde a le regard tourné vers l’horloge…

Nous quitterons Pampelune, aux arènes, sur des airs folkloriques. « Adiós Pamplona » comme le dit la chanson…

A bientôt… sur d’autres voies.

… en souvenir de Flanel