FERNAND LEGER en NORMANDIE

Beaucoup d’endroits en Normandie rappellent Fernand Léger. Pour ce billet, nous choisissons dans la campagne normande, entre vallons et pommiers, la ferme-musée de Lisores.

IMG_9549.jpgFernand Léger, est né le 4 février 1881 à Argentan dans l’Orne (Normandie).

[Dès que « l’épidémie galopante du coronavirus » sera terminée ma maîtresse m’a promis d’aller visiter sa maison natale qui est, depuis peu, devenue un musée. Je vous en ferai alors la description…]

Fernand Léger est décédé le 17 août 1955 à Gif-sur-Yvette (où il est enterré).

C’est à Lisores, que  la mère de Fernand Léger possédait depuis 1850 une ferme, dont son fils Fernand hérita à sa mort en 1922. La Bougonnière, c’est le nom de la ferme et l’endroit où, entre 1922 et 1955, Fernand Léger aimait se ressourcer et prendre de l’inspiration. Il venait aussi souvent que possible et peignait des gouaches, ébauches de futurs tableaux peints l’hiver à Paris.

La première inauguration à Lisores eut lieu le 12 septembre 1970. De beaux arbres avaient été plantés, cinquante ans après, un énorme tilleul et un magnifique catalpa, entr’autres, trônent majestueusement.

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IMG_3898.jpgLes années ont passé… Et l’endroit a été fort bien rénové et mis en valeur par l’actuel propriétaire.

IMG_3881.jpgOutre la visite du musée, l’été, depuis quelques années, des manifestations et des conférences ont lieu.

IMG_9557.jpgC’est toujours un plaisir de nous y rendre. Dès l’entrée, notre œil est attiré par une superbe mosaïque de 20000 tesselles, représentant la « Fermière et la vache ». En pâte de verre, elle fait plus de 25m2.

En contrebas la Chapelle a été édifiée à l’endroit de la bouillerie-four à pain. Cette chapelle, a été, selon le vœu de Fernand Léger, construite en « hommage à sa sainte mère ».

Des vitraux en pâte de verre ou « émaux de Venise » ont été réalisés par l’atelier Jean Barillet.

Au fil de notre marche sur le terrain de la Bougonnière, on peut admirer les «mosaïques des herbages», comme  « le Tournesol », au bord du bassin d’agrément :

… ou encore : « Coquille Saint-Jacques »

… et  aussi « Femmes dans un intérieur ».

Nous espérons de nouvelles manifestations dans cette ferme-musée que le propriétaire, M. Jean du Chatenet a si bien réhabilité. Nous essaierons alors de vous parler de l’œuvre de Nadia Léger.

Avant de quitter Lisores, citons un des propos de Fernand Léger « Il faut vivre dans l’intensité, non jour par jour, mais heure par heure ».

C’est que je m’emploierai à faire dès la fin du confinement

A l’automne 2019, une belle exposition à Pont-l’Evêque, intitulée « Fernand Léger par ses affiches » avait attiré notre attention.

Voici pêle-mêle quelques-unes des affiches que nous avons pu voir lors de notre visite.

Et pour finir un mot qui nous manque tant en ce moment de crise sanitaire :

Prenez bien soin de vous.       A bientôt.

 

 

 

PRINTEMPS

Aujourd’hui 20 mars 2020 : c’est le printemps !

IMG_0757.jpgJe suis tout émoustillé ! Tout ce renouveau dans la nature, le soleil qui va « chauffer » ma fourrure et me permettre de quitter mes habitudes casanières…

IMG_0218.jpgJe rêve du retour de « mes hirondelles » (habituellement c’est début avril) … Déjà nos petits oiseaux (sédentaires) s’égosillent à tue-tête… C’est bon signe…

IMG_0898.jpgPour le plaisir, voici un poème  de François-René de Chateaubriand, Tableaux de la nature, 1784-1790

Nuit de printemps

Le ciel est pur, la lune est sans nuage :
Déjà la nuit au calice des fleurs
Verse la perle et l’ambre de ses pleurs ;
Aucun zéphyr n’agite le feuillage.
Sous un berceau, tranquillement assis,
Où le lilas flotte et pend sur ma tête,
Je sens couler mes pensers rafraîchis
Dans les parfums que la nature apprête.
Des bois dont l’ombre, en ces prés blanchissants,
Avec lenteur se dessine et repose,
Deux rossignols, jaloux de leurs accents,
Vont tour à tour réveiller le printemps
Qui sommeillait sous ces touffes de rose.
Mélodieux, solitaire Ségrais,
Jusqu’à mon cœur vous portez votre paix !
Des prés aussi traversant le silence,
J’entends au loin, vers ce riant séjour,
La voix du chien qui gronde et veille autour
De l’humble toit qu’habite l’innocence.
Mais quoi ! déjà, belle nuit, je te perds !
Parmi les cieux à l’aurore entrouverts,
Phébé n’a plus que des clartés mourantes,
Et le zéphyr, en rasant le verger,
De l’orient, avec un bruit léger,
Se vient poser sur ces tiges tremblantes.

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P.S. En préparant ce billet, ma maîtresse a dit « virus… danger »… Les autorités ont dit « danger… confinement… » Alors j’ai pris les devants, et de moi-même, je me suis confiné…. Bon courage à tout le monde…

A la semaine prochaine…

Normandie : le CAMEMBERT

IMG_1082-1.jpgTroisième et dernière promenade sur la route de « nos fromages », en pleine campagne, dans le joli village de Camembert.

IMG_8432.jpgNous sommes dans l’Orne, aux confins du Pays d’Auge et du Pays d’Ouche, dans un environnement de vallons et prairies verdoyantes.

IMG_1115.jpgLe mot « camembert » en ce qui concerne le fromage, est un mot tombé dans le domaine public et ce fromage peut être fabriqué n’importe où, sauf si il bénéficie de l’ A.O.P. «Camembert de Normandie au lait cru et moulé à la louche » (depuis 1983). Le territoire de l’Appellation s’étend sur les cinq départements normands.

IMG_1273.jpgLe lait doit, bien sûr, émaner des vaches de race normande qui pâturent au moins six mois.

IMG_1325.jpgPâte molle, croûte fleurie, odeur de terroir et saveur fruitée, de forme ronde d’une épaisseur d’environ 3 cm,  il a été élaboré par Marie Harel en 1791, sur les conseils d’un prêtre réfractaire venant de Brie et qu’elle cachait pendant la Révolution dans son manoir de Beaumoncel.

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IMG_1113.jpgIl faut environ 2,3 l de lait pour le fabriquer et un mois pour avoir un bon fromage. On peut ajouter que c’est le plus connu des fromages français.

IMG_1274.jpgLe village de Camembert se prête volontiers aux photos champêtres et la visite de la maison du camembert est attractive. Nous avons complété ce tour du village (comme à notre habitude) par la découverte de l’église Sainte-Anne qui date du XIVè siècle (remaniée au XVIIè)

IMG_8434.jpgElle possède un maître-autel néo-médieval à tourelles.

IMG_8437.jpgAu fil des murs nous découvrons un grand tableau peint sur bois. Il représente un pèlerinage au Mont Saint-Michel, fait à pied par les habitants de Camembert.

IMG_8441.jpgUn petit coup d’œil aux vitraux, dont les deux ci-dessous sont d’ A. Vermont de Reims (1897)

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IMG_8447.jpgAinsi, avec cette visite de Camembert, s’achève notre « petit périple fromager ». Nous avons encore plusieurs anecdotes au sujet de ce village,  mais ce sera pour une prochaine fois. Ajoutons seulement que :

– En 1863, Napoléon goûte un camembert lors d’un arrêt en gare de Surdon. Il décide d’en avoir tous les jours aux Tuileries…

IMG_1187.jpgEt aussi : suite à nos lectures, on se rappelle en partant, qu’en août 1932, le peintre Fernand Léger postait de Camembert, une carte-lettre à Robert Delaunay.

Alors, très bientôt… on parlera de Fernand Léger….

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Normandie : le LIVAROT

Voici notre deuxième billet sur la route des fromages augerons, avec cette semaine LE LIVAROT, roi des fromages s’il en est.

IMG_1323.JPGFromage à la croûte fleurie, il fait « papiller » le palais. On aime le déguster, même si mes narines hument qu’il fleure fort et que mes vibrisses en frémissent ! On peut dire que c’est un fromage de caractère ! En résumé, le livarot a une saveur riche avec des notes très parfumées. Les gourmets diront que c’est un mets de choix pour gastronomes avertis. Il a son A.O.P. (signe officiel d’identification d’une authenticité) depuis 1975. La zone de collecte du lait est précise et doit aussi émaner du lait des vaches normandes.

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De forme ronde, le livarot demande 5 litres de lait et 8 semaines d’affinage. Sa « robe » brillante rouge-orangé, est rehaussée par le rocou (extrait du fruit du rocouyer au pouvoir très colorant). Il est surnommé le « colonel » car il est cerclé de 5 bandelettes de laîche, (ce qui rappelle les galons des képis des colonels). Cette ceinture permet au livarot de ne pas « s’élargir… »

IMG_1102-1.jpgLa laîche est répandue au bord des eaux dormantes (mares, fossés…)

IMG_1106.jpgLa trace du livarot est citée pour la première fois à la fin du XVIIè siècle.

IMG_1101.jpgLivarot est une petite ville du sud Pays d’Auge dans le Calvados. En arrivant par la route de Lisieux, un grand séquoia semble nous saluer. Il est un peu «emmitouflé» pour l’hiver. Un beau cache-nez le ceint. Renseignements pris, cet art s’appelle le yarn bombing (ou tricot tag) et est né aux Etats-Unis en 2005

IMG_0684.jpgCe géant a été surnommé le « général Pipard «  et veille depuis plus de cent ans sur le quartier.

IMG_0682.jpgRevenons à notre fromage. Le livarot fut maintes fois nommé en littérature (Flaubert, Zola, Allais… entr’autres) et pour découvrir sa fabrication, nous allons visiter « Le village fromager »

IMG_1087.jpgOn progresse dans des galeries vitrées, depuis lesquelles on aperçoit la fabrication des A.O.P. Livarot (pont-l’évêque et autres…)

IMG_1088.jpgNous quittons la fabrique en admirant tous les matériels d’antan et en nous arrêtant dans la boutique bien achalandée pour «nos souvenirs».

Livarot, était au XIXème siècle, une ville en pleine révolution industrielle. Un des témoins restant est la machine à vapeur. Remise en état,  et bien documentée, la visite est intéressante.

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IMG_5282.jpgL’usine qui fabriquait des boites à fromages acheta une machine à vapeur pour produire son électricité (tout début du XXè siècle).

IMG_5275.jpgEn 2015, le nom de Livarot retentit très très loin à la ronde puisque la ville fut étape de départ du Tour de France. J’avais eu ce jour-là, la possibilité de m’installer aux premières loges pour ne rien rater du spectacle.

IMG_6468.jpgTerminons notre tour à Livarot par « les vieilles pierres » en visitant l’église. Nous l’avons surprise à l’heure bleue…

IMG_5321.jpgElle est consacrée à Saint-Ouen, évêque de Rouen et ministre de Dagobert 1er.

IMG_5917.jpgDe très beaux vitraux attirent notre attention. Les deux suivants sont l’œuvre de Duhamel-Marette (1881-1888)

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IMG_1240.jpgCette petite ville, pleine de surprises, mérite que l’on y revienne ultérieurement.

A la semaine prochaine, nous irons au pays du Camembert…

 

NORMANDIE : le Pont-l’évêque

Pendant trois semaines, on va se promener dans ma Normandie natale.

IMG_0889.jpgPour thème, des billets consacrés à trois fromages augerons qui n’ont plus besoin d’être présentés. Un petit tour dans leur ville ou village d’origine s’impose.

IMG_1082-1.jpgPremier billet : le pont-l’êveque : d’origine monastique, de forme carrée, il possède une A.O.C. depuis 1972 et une A.O.P. depuis 1996.

IMG_1090.jpgLe lait est issu de vaches de race normande qui doivent paître l’herbe des pâturages l’été et manger du foin l’hiver.

IMG_1217.JPGLa vache normande, suivant sa couleur, sera dite « caille » (fond blanc parsemé de taches de couleur), ou « blonde » (presque tout le corps est recouvert d’une grande tache blonde avec le ventre blanc) ou encore « bringée » (une grande tache foncée et le ventre blanc). Leurs yeux sont cerclés de lunettes.

Le pont-l’évêque nécessite 3,5 litres de lait et 4 semaines de fabrication. Il présente une croûte de couleur crème marbrée (avec quelques reflets rouge-orangé). Il est fabriqué dans plusieurs endroits et chacun nous donne une saveur moelleuse et ronde dégageant des nuances d’herbe et de foin, voire de noisette…

Visitons la ville de Pont-l’Evêque qui doit sa réputation à son fromage. Située au Nord du Pays d’Auge dans le Calvados, à 10 minutes de la Côte fleurie, c’est une cité joliment fleurie avec des quartiers agréables au passé riche, au confluent de trois rivières : la Touques, la Calonne et l’Yvie

IMG_9090.jpgLe quartier de Vaucelles avec des maisons à colombages colorés, ainsi que l’ancien couvent des Dominicaines, en pan de bois des 16è et 17é siècles, s’avère un endroit typique et charmant.

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IMG_9106.jpgNous découvrons « La joyeuse prison » , édifice du XIXè siècle, (fermée en 1953). Elle a un aspect polychrome mêlant différents matériaux (silex noir, pierre blanche, brique rouge).

IMG_9100.jpgElle doit son surnom à des « drôles d’évènements » survenus dans les années 1950. Le gardien-chef souhaitait être aimé de ses détenus…(Les prisonniers recevaient leurs épouses, faisaient des gueuletons, s’auto-délivraient des certificats de bonne conduite, allaient au café d’en face, bricolaient les alarmes…).

Ces « belles habitudes » furent découvertes en 1951 après l’arrestation de René la Canne, qui était écroué à Pont-l’évêque depuis 1949… L’histoire a été contée dans un film de 1956 «La joyeuse prison» avec Darry Cowl et Michel Simon.

Sur notre parcours se tient une sculpture bien élégante à l’œil.

IMG_9093.jpgNos pas se dirigent ensuite vers l’église Saint-Michel, imposante construction en pierre de Caen, de style gothique flamboyant.

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IMG_9119.jpgSa construction dans un écrin de verdure lui avait valu le surnom de «cathédrale des herbages » par le Dr Jean Bureau (1895-1988)

IMG_9085.jpgIl y avait depuis le XVè siècle de très belles verrières  dont parle Gustave Flaubert dans « un coeur simple »…

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IMG_9140.jpgLes vitraux, pulvérisés pendant le bombardement d’août 1944, ont été remplacés en 1965 par des créations de François Chapuis

IMG_9122.jpgUn grand tableau de Jules Grün représentant la sortie de la messe au Breuil-en-Auge se trouve dans la tour de l’église.

IMG_9130.jpgAprès cette sympathique visite, nous avons terminé notre balade par une bonne dégustation… de pont-l’évêque…

La semaine prochaine nous progresserons vers le Sud, destination Livarot.

 

 

 

Un jour avec Flanel (nostalgie)

Ce billet est consacré à mes amis, qui pendant un moment de ma vie, ont partagé mon toit (ou mon jardin).

Parlons du jardin, où régulièrement, viennent aux croquettes des « habitués ». Il y a celui qu’on nomme « pépère », ça fait si longtemps qu’il est là, que des bruits courent qu’il pourrait être mon père… Il a toujours refusé de rentrer à la maison. Liberté chérie !

IMG_7926.JPGIl y a les petits qui naissent dans les greniers, et qui, lorsqu’ils grandissent s’en vont vers d’autres destins sans qu’on puisse les adopter.

IMG_6412.jpgIl y a quelques années (8 ans déjà) nous avons découvert une petite minette qui frissonnait dans la neige.

IMG_7148.jpgAprès quelques temps d’approche, elle a décidé qu’il était temps de mener une vie plus douillette.

IMG_9680.JPGA partir de ce jour là, ce fut la championne des couettes…

IMG_5132.JPGSes petits airs de princesse éprise de liberté, mais aimant le confort, lui avait valu le nom de Sissi.

IMG_2626.JPGUne nuit de 2017, sans indice préalable, elle s’est éteinte sans bruit, nous laissant pantois et bien tristes.

IMG_7758.JPGAu printemps de 2015, a échoué dans notre jardin un chat « déchiré de partout ! » Après l’avoir « apprivoisé », ma maîtresse l’a rentré à la maison. On peut dire qu’elle l’a raccommodé !

IMG_5592.JPGSa convalescence fut tout un apprentissage !

IMG_5594.JPGJe vous présente donc Zadig (oui, c’est le nom qu’on lui a donné, ignorant tout de son passé qui n’avait pas l’air d’avoir été simple.)

IMG_0252.JPGMe revient une de ses bravades au cours de sa convalescence… Vite fait, avait été fabriquée une porte qui lui permettait de respirer l’air du jardin sans être confronté à de nouvelles blessures.

La suite en images…

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DSC_4163.JPGNous sommes devenus les meilleurs amis du monde.

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IMG_6497.jpgPendant trois années, ce fut connivence et bonne entente.

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IMG_5628.jpgZadig n’aimait pas les voyages. Quand on partait, il restait en famille. Par exemple, l’année de notre voyage en Allemagne, je lui ai ramené de la Forêt Noire, le fameux Bollenhut !

IMG_0605.JPGZadig était un pitre. Il mettait du soleil dans la maison.

Une maladie du coeur, malgré tous les soins possibles et où il a été bien courageux, l’a emmené au paradis des chats à la fin l’été 2018. Il nous a laissé un grand vide et son évocation encore aujourd’hui, nous serre la gorge. Gardons le souvenir de sa jolie « bouille »

Dans le jardin également, une fidèle, éprise de liberté, est là depuis plusieurs années .

IMG_1004.JPG0n la surnomme Minette.

IMG_2671.JPGElle aime les croquettes et les caresses.

IMG_2666.JPGMais, malgré nos encouragements et nos propositions, elle ne veut pas rentrer dans la maison. Pour elle, le jardin, les dépendances… et l’indépendance, c’est sacré !

IMG_5131.JPGCette petite séquence nostalgie s’achève.. Cette année, à Noël, j’ai essayé de me trouver un nouveau copain (entre nous, il est guère bavard)…

IMG_1050.JPGA la semaine prochaine. (je vous emmènerai sur les routes de Normandie…)

Un jour avec Flanel (l’après-midi)

Petite parenthèse pour la Saint Valentin :

Coucou, me revoilà.

IMG_0889.jpgLa semaine dernière, je vous ai quittés le temps d’une bonne sieste, dont je suis sorti doucement. Au réveil, suivant l’humeur, je peux m’avérer bricoleur…

IMG_2411.jpg… ou « fleuriste »

IMG_0495.jpgSuivants les saisons, j’ai mes moments préférés, en hiver : j’adore « le tricot » sur les genoux de ma maîtresse !

IMG_5416.jpgAprès je m’exerce tout seul…

IMG_5642.jpgJ’aime aussi la lecture

IMG_5383.jpgJe suis du genre à aimer les rythmes… À heures régulières, je « m’évade » dans le jardin.

L’été, c’est farniente sur le transat

IMG_8158.jpgEn hiver, l’herbe gelée crisse sous mes patinettes… Ce n’est pas ce que je préfère, car malgré tout, je suis un chat d’intérieur pure race !

IMG_0599.JPGMais dès que le printemps s’installe, je suis souvent dehors, où j’aime me blottir à l’affût, tout en mordillant les herbes sauvages.

L’été dernier, il paraît que j’ai trop paressé au soleil ! Visez, mon poil se décolore… (méthode blond vénitien)

IMG_9723.JPGÀ la fin de l’automne, quand il fait un peu frais dehors, ma maîtresse prend soin de moi…

IMG_9568.JPGEn fin d’après-midi, je pense à ‘mon blog’, je prends alors la plume pour écrire.

IMG_0286.jpgQuand je parle de moi, il paraît que j’ai l’esprit critique en jachère… Ça m’étonne… Mais force est d’avouer que je ne suis pas toujours aimable…

IMG_0228.JPGIl m’arrive même de faire « ma tête de hibou » ??? C’est la méthode oreilles bien redressées et vers l’arrière ; mais la plupart du temps, je suis sage comme un moine (un chartreux de préférence !)

IMG_5653-1.JPGQuand arrive le soir, avec ma maîtresse, au gré de nos promenades, c’est l’instant poésie. Comme ce moment propice, proche d’une église, qui lui a rappelé un extrait de la «ballade à la lune » d’Alfred de Musset.

C’était, dans la nuit brune, / Sur le clocher jauni, / La lune / Comme un point sur un i.

Lune, quel esprit sombre / Promène au bout d’un fil, /Dans l’ombre, /Ta face et ton profil ?…

IMG_0586.jpgEn parlant de lune, lors de la dernière éclipse, le 16 juillet 2019, son objectif en a saisi les rapides instants.

La semaine dernière mon blog a fêté ses cent billets. Pour vous remercier, tous, de me suivre avec bienveillance, je vous offre un instant de ronron-thérapie dans lequel j’ai mis toute mon énergie zen !

Mettez le son à fond et cliquez sur la vidéo :

À la semaine prochaine…

Un jour avec FLANEL (le matin)

Pour le plaisir, je vais vous faire partager mon quotidien. Autant dire qu’il y aura des plages de repos !!!

Commençons cette première semaine par l’emploi du temps d’une matinée. De bon matin, lire la presse :

« Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent… »

IMG_9731.jpgJ’abandonne la lecture car je veux, comme le dit la chanson, « déjeuner en paix… »

IMG_0999.jpgTout de suite après, un petit peu de culture cérébrale…

IMG_9725.jpgPuis moment sacré : le toilettage,

IMG_0236.jpgAuquel j’ajoute, avec minutie, de la brillance à mes poils…

IMG_8510.jpgViennent ensuite diverses occupations, je peux, aussi bien, faire comprendre qu’il est l’heure d’aller au marché…

IMG_5116.jpg… que de prendre un peu de repos…

IMG_2933.jpgDans ces cas-là, je n’aime pas qu’on me réveille pour des broutilles…

IMG_4019.jpgAprès ce répit, je m’exerce à quelques gymnastiques,

Etirements…

IMG_5138.jpgSaut… (dois-je dire en hauteur ?)

IMG_0230.jpgAjoutons une touche de yoga (salut au soleil)

IMG_0243.jpgAvec tout ce temps écoulé, je m’aperçois que j’ai un petit creux, direction les croquettes…

IMG_5706.jpgAprès le repas, je fais ma sieste… (c’est sacré !)

IMG_1104.jpgJe vous dis à la semaine prochaine pour mon emploi du temps (très chargé) de mes après-midis. Et n’oublions pas que….(la vérité est sous les fleurs de géranium !)

IMG_8007.jpgBon week-end.

 

SISSI en ITALIE (seule à Venise)

Deuxième voyage à Venise  (1861)

Malade, « malheureuse » à la cour d’Autriche, Sissi part à Malte et Corfou. Elle revient à Venise le 26 octobre 1861.

0005.jpgFrançois-Joseph la rejoint avec leur fille Gisèle (5ans) et le prince héritier Rodolphe qui a 3 ans.

IMG_0690.jpgElle fête ses 24 ans à Venise, avec l’Empereur et ses deux enfants, Gisèle et Rodolphe, (Sophie est décédée en 1857) [sa dernière fille, Marie-Valérie naîtra en 1868]

Rappel des enfants du couple : Sophie  5 mars 1855 Vienne, 29 mai 1857 Budapest (le 1er enfant)

Gisèle 12 juillet 1856 Laxenburg – 27 juillet 1932 Munich (l’ange de Vienne)

Rodolphe 21 août 1858 Vienne – 30 janvier 1889 Mayerling (l’infortuné prince héritier)

Marie-Valérie 22 avril 1868 Ofen, 6 septembre 1924 Wallsee (l’enfant hongrois)

En avril 1862, sa mère Ludovica la rejoint. Elle repart de Venise vers la mi-mai 1862. Elle est surnommée à Venise « l’ange bienfaiteur ». Elle aime se fondre dans la foule des promeneurs sur la place Saint Marc

Moi aussi, accompagné de ma maîtresse, je me fonds dans la foule vénitienne

0011.jpgTroisième (et dernier) voyage à Venise (1895)

Sissi vient une dernière fois à Venise le 28 avril 1895. Elle en profite pour faire quelques emplettes à Murano. Elle y découvre la basilique Santa Maria e Donato de style veneto-byzantin.

0006.jpgMurano, c’est l’île où sont exilés « les souffleurs de verre » car leurs fours faisaient peser d’inquiétantes menaces d’incendie à Venise.

Lors de ce dernier séjour, elle rencontre brièvement sa cousine la reine Maguerite (1851-1926) épouse du roi d’Italie Humbert 1er (1844-1900). Marguerite est la première femme à avoir escaladé le Mont Rose. (En juin 2018, j’étais au Mont Rose. Je joins cette photo en son hommage). Elle fit bâtir la cabane Reine Marguerite et l’inaugura en y dormant en août 1893. C’est encore aujourd’hui le plus haut refuge d’Europe (4554m).

IMG_3465.jpgLa reine Marguerite a, également, donné son nom à la pizza margherita. Cette dernière a été créée par un artisan napolitain pour honorer le drapeau de l’Italie unifiée (vert, blanc, rouge)

Ainsi s’achève notre périple sur les pas de l’Impératrice en Italie. (Elle sera assassinée quai du Mont Blanc à Genève, le 10 septembre 1898). Ci-dessous, à Genève, la statue en hommage à l’Impératrice.

A l’instar de Sissi, nous aussi, nous sommes tombés sous le charme de la bellissime avec ses îles merveilleuses, ses ruelles et ses ponts qui en font une cité magique.

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Dans quelques temps, je prendrai le temps de vous faire un chapitre sur le séjour de Sissi dans ma Normandie natale.

En attendant….

…. à la semaine prochaine.

 

 

 

SISSI et FRANCOIS-JOSEPH en ITALIE

Le 3 janvier 1857, l’Impératrice, Sissi, et l’Empereur, François-Joseph quittent Venise en prenant le train en gare de Santa Lucia (mis en service en 1855)

0010.jpgLeur voyage les conduira, entr’autres à : – Padoue où ils sont accueillis au palais du Comte Papafava (au cœur de Padoue). Ils assistent à une messe à la basilique San Antonio

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Photo 040.jpgIls font également un séjour (toujours politique) à – Milan où ils arrivent le 15 janvier 1857. Ils assistent à un Te Deum spécialement composé pour la circonstance au Duomo.

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Photo 358.jpgUne soirée de gala est organisée à la Scala (là, s ‘avère une supercherie de l’aristocratie). L’impératrice Elisabeth (loin de Vienne) a montré un courage efficace qui a bien servi la politique de l’Empereur.

Photo 367.jpgIls profitent de leur séjour pour faire plusieurs excursions dont une journée à Côme .

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IMG_7662.jpgIls quittent Milan le 2 mars 1857, ils font halte, entr’autres, à Crémone, la cité de Stradivarius. Ils rentrent à Vienne 3 mois et 25 jours après leur départ de la capitale autrichienne. (Sissi revoit enfin sa deuxième fille Gisèle qui n’est encore qu’un bébé, elle est née le 12 juillet 1856).

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Tout en rêvant à Venise…

Flanel venitien 03.jpg… je vous dis à la semaine prochaine.