FLANEL à ALBI, le pays de Cocagne (I)

Albi est une friandise pour les amateurs de beauté architecturale. En arrivant de Rodez on la découvre dominée par la cité épiscopale, siège des seigneurs Ẻvêques d’Albi..

Pour goûter au charme de cette ville, mon souci premier avait été de trouver un hébergement au cœur de la vieille ville qui acceptait la venue de Flanel, (souvent les chats n’ont pas droit de cité !). Après plusieurs recherches (infructueuses) un accueil agréable et compréhensif voulait bien que « mon prince soit albigeois le temps d’une croisade

Nos hôtes et leur demeure s’étaient révélés charmants et parfaits. Notre chambre tenait de la suite royale… et Flanel fréquentait assidûment la salle de bain…

Sans oublier « sa » petite fenêtre perso qui le fascinait

Ce séjour au calme et à deux pas du centre historique nous a comblés.

Pour découvrir « la ville rouge » et alléger la fatigue des patinettes et des sandalettes, on avait pris « le petit train touristique.. » (on ne rit pas…)

En images… le circuit…

Deux ponts enjambent le Tarn. En particulier le Pont vieux qui porte fièrement ses dix siècles…

…d’origine médiévale il relie les deux berges du Tarn.

La cathédrale Sainte Cécile, construite sur deux siècles (1282-1480) et surplombant le Tarn, est de style gothique méridional. Impressionnante et de caractère austère et défensif, elle fait penser à une forteresse.

Son clocher s’élève à 78 mètres et abrite depuis 2001, un couple de faucons pèlerins. (Nous avons pu les observer au télescope).

Sa construction tout en briques (matériau réalisé avec la terre du lit du Tarn) passe par le rouge, le rose ou l’ocre suivant la lumière

C’est un édifice monumental, les murs massifs ont des contreforts comme des tours.

L’entrée se fait par une porte en baldaquin, la porte Dominique de Florence (remaniée au XVè siècle)…

… l’intérieur de l’édifice est une merveille de voûtes grandioses (18 500m2 de fresques), œuvres de peintres italiens. avec dominance du bleu profond et des ors foisonnant de détails d’une finesse remarquable. Admiration devant tant de savoir-faire (c’est la plus grande cathédrale peinte d’Europe)..

Le chœur est clos, il est sombre et sublime, c’est le lieu précieux de la cathédrale. Devant le chœur, le jubé gothique, est un véritable joyau en dentelle de pierre.

Sainte Cécile, patronne des musiciens, est titulaire de la cathédrale d’Albi

Dans la nef, peint sous l’orgue, le jugement dernier est le plus grand de France.

Plusieurs fois remanié l’ensemble de l’orgue est en chêne verni.

En souvenir de Flanel.

A La semaine prochaine, pour la 2nde partie de notre séjour à Albi.

FLANEL et les HIRONDELLES

Chaque printemps, pendant de nombreuses années, Flanel m’accompagnait dans le jardin et nous guettions l’arrivée des hirondelles… en pensant au dicton !

L’an dernier, il était attentif devant le ballet incessant vers le nid, écoutant les couples qui retrouvaient nos dépendances.

Cette année 2021, elles sont arrivées fin mars, ce qui est exceptionnel, (le plus tôt que nous ayons en mémoire dans ce coin de Normandie, c’est vers le 3 avril…). A tue-tête la première gazouille (toujours sur son antenne préférée).

Deux jours après le chant mélodieux, une petite plume préparant un nid douillet dépassait du nid. Elles ont retrouvé leur pénates d’été,  et j’espère que la suite sera aussi joyeuse que l’an dernier, où deux couvées ont pris leur envol en septembre, avec grand rassemblement, grand départ… on leur avait dit « adieu petites et à l’année prochaine ».

Cette année, « une seule hirondelle ne fait pas le printemps », la phrase d’Aristote dans l’Ethique à Nicomaque prend tout son sens, car le 7 avril il avait neigé sur le jardin…

En images, les étapes, du nid à l’apprentissage du vol, de l’année du confinement 2020.

Repos à proximité du nid…

Puis, un vol plus loin dans le jardin…

Tout fraîchement dénichées, l’une d’elles, plus timide, restait tous près de nous, inquiète, ne s’aventurant pas loin elle attendait ses parents.

P.S. L’été 2018, on a « essayé de sauver » un martinet…

Puis on l’a sagement conduit dans une structure spécialisée…

Extrait du poème de  Auguste Lacaussade, Poèmes et Paysages,

…. Aux Hirondelles           

De l’aile effleurant mon visage,
Volez, doux oiseaux de passage,
Volez sans peur tout près de moi !
Avec amour je vous salue ;
Descendez du haut de la nue,
Volez, et n’ayez nul effroi !

Des mois d’or aux heures légères,
Venez, rapides messagères,
Venez, mes sœurs, je vous attends !
Comme vous je hais la froidure,
Comme vous j’aime la verdure,
Comme vous j’aime le printemps !

Vous qui des pays de l’aurore
Nous arrivez tièdes encore,
Dites, les froids vont donc finir !
Ah ! contez-nous de jeunes choses,
Parlez-nous de nids et de roses,
Parlez-nous d’un doux avenir ! ……..

En souvenir de Flanel

A la semaine prochaine…

FLANEL en AUVERGNE : SALERS

Flanel ré-installé sur la banquette arrière de la voiture, nous partons quelques jours dans la cité cantalienne de Salers.

Dans le parc des volcans d’Auvergne, perché sur une colline à 1000 mètres d’altitude, la cité médiévale est classée parmi les plus beaux villages de France.

Tout autour, dans les champs vallonnés paissent les « belles salers » à robe acajou et aux cornes impressionnantes….

… et puis « Pépère » tout en puissance… (où je reste respectueusement à 2 mètres de distance.)  

Dès l’arrivée à l’Hôtel…

… Flanel fait le tour du « propriétaire »…

L’hôtel est l’ancienne maison du gouverneur au XVIè s. … et se situe à deux pas de la place Tyssandier d’Escous et de la maison de Vernhes

  • Une sculpture à la mémoire de Tyssandier d’Escous,(tout à gauche de la photo) près de la maison de Flogeac, se dresse sur la place . Natif du village, il a œuvré pour la reconnaissance de la race de la vache Salers.   

Autour de la place, de superbes maisons anciennes présentent de architectures remarquables :

  • porte et fenêtre gothique de la maison du président Lizet

Plus loin nous trouvons le beffroi avec une porte voûtée en ogive et la tour de l’horloge.

L’église St Matthieu possède une très belle mise au tombeau du XVè.

De l’esplanade de Barrouze le regard se perd sur les monts du Cantal.

Au hasard des rues… avec les beaux toits en lauzes.

Moments de plaisir : les boutiques foisonnant de produits du terroir…

… exemple cette boutique où ce sont d’anciennes garnitures de lit qui font le charme de la présentation…

Ne pas oublier l’accueil très sympathique des Sagraniers (ou Salersois) nous offrant un petit bonus dans une arrière-salle où sont stockés les fameux et délicieux fromages Salers

Qu’on se le dise, on a usé (et abusé) des spécialités culinaires auvergnates, pour preuve, ce moment agréable le temps d’un repas à l’hôtel du bailliage

Petit + pour les gourmands… (non les gourmets…) juste pour mettre l’eau à la bouche…

Une délicieuse Gentiane pour ouvrir l’appétit, viande et fromage de Salers suivront…

… sans oublier le dessert aux myrtilles…

Le menu alléchant, offrait aussi des recettes maison… comme la truffade ou le pounti.

Après, visite nocturne de Salers… marcher ne pouvait qu’être digestif…

… glanant ici et là une collection de belles portes…

Nous quitterons ce pays de verdure avec une provision de pensées bucoliques en se promettant d’y revenir…

De retour chez lui, Flanel entama de longues siestes récupératrices…

A la semaine prochaine…

FLANEL en AUVERGNE : MUROL

Parlons de la promenade qui nous a fait découvrir la ville de Murol et la peinture de l’abbé Boudal.

Premier arrêt de notre balade dans les monts Dore : le Lac Chambon (dû au volcan du Tartaret). Tranquillité du matin et marche sereine en bord de lac.

Sur la route, plus loin, nous apercevons le château féodal de Murol. Sur son piton volcanique, du haut de ses 1000 mètres, il domine fièrement la ville de Murol

Nous ferons d’abord un tour en ville.

La découverte l’intérieur de l’église St Ferréol est une surprise : elle est entièrement peinte.. C’est l’œuvre de l’abbé Boudal…

De style néo-gothique, elle possède un clocher avec une horloge sur chacun des 4 côtés

Face à l’église une « mignonnette » maison, toute fleurie…

… et un monument en pierre de Volvic qui rend hommage à Léon Boudal.

L’histoire nous apprend que le prêtre, nommé à Murol en 1890, est un passionné de peinture. Bien installé dans sa paroisse, estimé des Murolais, il y restera jusqu’à sa mort en 1934.

Léon Boudal fonda, avec d’autres peintres, l’école de Murols. La visite du Musée nous permet de découvrir ses tableaux parmi une riche exposition.

Après, direction la forteresse avec son air toute en puissance.

Atteindre « la sentinelle » féodale se mérite, temps chaud et grimpette prononcée ! 

Bien plus tard d’un dernier regard, nous disons au-revoir au château de Murol.

Le retour vers le Mont Dore, se fait par le Col de la Croix Morand… arrêt prolongé, la vue est superbe.

… puis halte à la station du Sancy

Tout là-haut, sur le plateau, au milieu des vaches aux clarines tintinnabulantes, c’est l’Auvergne à perte de vue.

D’un côté le soleil, de l’autre l’orage prend forme, les couleurs sont magnifiques.

Au retour, Flanel dort !

La semaine prochaine nous quitterons le Mont Dore, sans quitter vraiment l’Auvergne… Au moment du départ, on s’aperçoit que beaucoup de visites restent à faire… d’où l’idée et l’envie d’y revenir… en suspens pour l’instant… 😪

En souvenir de Flanel…

A la semaine prochaine…

Pâques 2021

En ce jour de Pâques, recevez mes meilleures pensées pour une belle journée.

L’an dernier, Pâques en plein premier confinement s’était passé avec Flanel, véritable compagnon des bons comme des mauvais jours.

Comme à son habitude, il avait participé à l’élaboration des décorations…

Cette année 2021, c’est Pâques avec le couvre-feu (et sans Flanel) !

Petit clin d’œil au siècle passé…

Bons chocolats, bonnes dégustations…

Et pour ceux qui souhaitent (re)voir les traditions des cloches et des lapins de Pâques, cliquez ici.

A bientôt.

FLANEL en AUVERGNE : BORT-LES-ORGUES

Partons vers Bort-les-Orgues.

D’abord les rives du lac de Bort où s’élève le château de Val, élégante forteresse du 15è s, flanqué de six tours aux toits en poivrière et ornées de mâchicoulis.

C’est un endroit romantique, les eaux paisibles et l’environnement verdoyant nous offrent des reflets propices à la détente et à la rêverie.

On a l’impression d’entrer dans un conte de fées.

Toujours dans la vallée de la Dordogne, aux confins du Cantal et de la Corrèze, la ville de Bort-les-Orgues. Elle doit son nom à une curiosité géologique qui en a fait sa renommée.

Une falaise de plus de 2 km de long sur presque 100 mètres de haut forme les majestueuses Orgues de Bort.

Ces colonnes basaltiques surplombent fièrement la ville.

Parlons du repas du midi en bord de Dordogne, face aux Orgues.

On peut nous taquiner pour notre fréquentation des bons restaurants ! Mais palais oblige, nos sorties culturelles sont assorties de moments gastronomiques ! Et à Bort, un ris de veau aux morilles, détient le pompon !

N’oublions pas la délicieuse note sucrée…

S’en suit la visite de l’église, dont les dépliants vantent le Trésor de Bort.

Œuvre d’art rare du XVème : une statue trinitaire de Sainte Anne portant sa fille Marie dans son bras, laquelle porte l’enfant Jésus.

En regagnant « nos pénates » on fera halte au barrage de Bort (technique et impressionnant)..

En souvenir de Flanel                         

A la semaine prochaine…