Les chemins de COMPOSTELLE (4) : PAMPELUNE

De Roncevaux (billet de la semaine dernière), toujours sur les chemins de Compostelle, il fut décidé de partir à PAMPELUNE.

L’arrivée à Pampelune est un très sympathique souvenir. Aucune carte ni plan dans la voiture, pas encore de G.P.S. ni d’iPhone, donc à l’ancienne : regarder les pancartes et demander au gentilé la direction de la cathédrale Santa Maria.

Là, nous découvrons la gentillesse des Pamplonés : à notre question, et surtout à nos yeux un peu éberlués par la vitesse de l’explication prononcée, un Pamplonais nous propose de le suivre en scooter !

En peu de temps nous sommes sur place. Tout va bien et notre journée à Pampelune sera menée tambour battant, en commençant donc par la Cathédrale Santa Maria.

Sobriété de la façade néo-classique qui ressemble à un temple grec et dont l’une des hautes tours abrite la cloche Maria qui pèse 12 tonnes.…
Maria est la seconde cloche la plus lourde d’Espagne avec ses 12 tonnes (la plus lourde est à Tolède : 17 tonnes) mais une fissure empêche San Eugenio de sonner. La tradition dit que la zone délimitée par la portée de Maria (que nous avons entendue sonner à toutes volées s’entend sur un rayon d’environ 14 km et se nomme « Bassin de Pampelune ».

L’esthétique intérieure est de style gothique.

Une cérémonie rehausse encore le faste de la cathédrale dont nous découvrons toutes les richesses.….

(Vierge dorée Santa Maria la Réal)
La cathédrale abrite également le sépulcre de Carlos III de Navarre et de son épouse Léonor de Castille.

Splendide mausolée de Jean Lomme de Tournai (1416)

Placée sur le chemin de Compostelle la cathédrale présente la caractéristique des églises de pèlerinage avec une abside polygonale et un déambulatoire.

Cérémonie et visite terminées, un très discret miaulement de Flanel rappelle « qu’il se fait faim ! »

Bien substantés, façon tapas et pintxos, nous reprenons le chemin…

La promenade nous emmène vers l’Eglise St Nicolas (hélas fermée à nos horaires). Murs épais, tours de guet, elle avait un rôle de forteresse défensive.

Notre chemin passe par la Plaza San Francisco, où trône la statue de Saint François d’Assise, patron de la Navarre. (Il est né près de Pampelune en 1506)

˜Tout cela nous amène plaza del Castillo, la place prisée des Pampelonais

Avec plaisir nous ferons une pause au café Iruña.

Nous regagnons la voiture en passant devant la mairie (baroque et néo- classique). Elle est célèbre pour le « chupinazo » (fusée pyrotechnique) de chaque 6 juillet qui lance à midi le départ des fêtes de la San Fermin. A ce moment là, tout le monde a le regard tourné vers l’horloge…

Nous quitterons Pampelune, aux arènes, sur des airs folkloriques. « Adiós Pamplona » comme le dit la chanson…

A bientôt… sur d’autres voies.

… en souvenir de Flanel

 

25 réflexions sur “Les chemins de COMPOSTELLE (4) : PAMPELUNE

  1. Hol
    Merveilleuse balade à Pamplune que je connais. Par contre nous n’avons pas eu le même périple, beaucoup moins intellectuels chez nous. Pas d’églises mais le trajet du lacher de toros de la place mercaderes jusqu’aux arènes (mais sans les toros) et évidemment pour se remettre de nos fausses frayeurs, direction café Iruna, célèbre grâce à Ernest Hemingway
    Bonne soirée et espère que la tristesse s’atténue un peu chaque jour.
    Corinne

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