Les amis de FLANEL

Voici quelques nouvelles des amis de Flanel.

Depuis 7 ans, Minette est la « compagnonne » de Flanel dans notre jardin. (Elle refuse obstinément de rentrer dans la maison…)

Le matin de ce 20 juillet 2020, comme à son habitude, Minette est arrivée pour rejoindre son ami Flanel.

Quel ne fut pas son désarroi quand je lui annonce la triste nouvelle survenue la veille au soir.

Tous les étés nous rejoignent, le temps des vacances, des compagnons moustachus. Et quand Minette a vu B. elle lui annonce le départ de Flanel. Totalement attristée par ce qu’elle vient d’entendre, elle le confie aussitôt à son compagnon C.

Très ému, C. ne peut s’empêcher d’essuyer discrètement quelques larmes (il connaît Flanel depuis plus de 6 ans).

Quelques jours après, L. arrive à la maison. Je lui annonce la mauvaise nouvelle. Lui aussi est rattrapé par l’émotion.

Quand il se met à pleurer, nous sommes tous deux à l’unisson.

Puis l’émotion contenue et retrouvant son self-contrôle, il me dit qu’il faut avertir ceux qui arriveront à la fin de l’été.

Quand M. et M.C. reçoivent le courrier, pour eux aussi, c’est la tristesse qui prédomine.

Et puis, il a bien fallu avertir Amadeus, le compagnon de route de la plupart des grands voyages. C’est sa maîtresse qui s’en est chargée. Il est resté tout médusé par l’annonce du tragique évènement.

Il a alors évoqué leurs longues heures de voiture, d’hôtels, de visites, tous leurs bons souvenirs…

Puis, chacun, ils m’ont dit que toutes leurs pensées étaient vers Flanel et qu’ils lui souhaitaient un paradis des chats tout doux.

Et moi, je remercie, tous ces moustachus qui, avec leurs câlins, m’aident à surmonter l’absence de Flanel, et aussi, je dis merci à leurs maîtres, qui savent trouver des mots réconfortants.

Pour terminer, voici le poème écrit et envoyé par un fidèle lecteur :

Flanel

Moi le fidèle serviteur

Moi qui combles le temps de la servitude

Moi celui qui adoucis tes soucis

Moi ici, sinon la maison serait vide

Moi dans les moments de silence, je suis ici

Moi dans la solitude, sur tes genoux, je suis

Moi en voyage, en vacances, je te suis

Moi je fus le bonheur

Moi maintenant je suis parti

Moi de-là-haut je serai ton guide

Moi je guiderai tes pensées

Moi tranquillise toi

Moi je veillerai sur toi

Sans moi, continue à voyager

Le temps passe

La vie continue

La vie est faite d’aléas et de joie

Au revoir Flanel !

 

Les chemins de COMPOSTELLE (IV) : PAMPELUNE

De Roncevaux (billet de la semaine dernière), toujours sur les chemins de Compostelle, il fut décidé de partir à PAMPELUNE.

L’arrivée à Pampelune est un très sympathique souvenir. Aucune carte ni plan dans la voiture, pas encore de G.P.S. ni d’iPhone, donc à l’ancienne : regarder les pancartes et demander au gentilé la direction de la cathédrale Santa Maria.

Là, nous découvrons la gentillesse des Pamplonés : à notre question, et surtout à nos yeux un peu éberlués par la vitesse de l’explication prononcée, un Pamplonais nous propose de le suivre en scooter !

En peu de temps nous sommes sur place. Tout va bien et notre journée à Pampelune sera menée tambour battant, en commençant donc par la Cathédrale Santa Maria.

Sobriété de la façade néo-classique qui ressemble à un temple grec et dont l’une des hautes tours abrite la cloche Maria qui pèse 12 tonnes.…
Maria est la seconde cloche la plus lourde d’Espagne avec ses 12 tonnes (la plus lourde est à Tolède : 17 tonnes) mais une fissure empêche San Eugenio de sonner. La tradition dit que la zone délimitée par la portée de Maria (que nous avons entendue sonner à toutes volées s’entend sur un rayon d’environ 14 km et se nomme « Bassin de Pampelune ».

L’esthétique intérieure est de style gothique.

Une cérémonie rehausse encore le faste de la cathédrale dont nous découvrons toutes les richesses.….

(Vierge dorée Santa Maria la Réal)
La cathédrale abrite également le sépulcre de Carlos III de Navarre et de son épouse Léonor de Castille.

Splendide mausolée de Jean Lomme de Tournai (1416)

Placée sur le chemin de Compostelle la cathédrale présente la caractéristique des églises de pèlerinage avec une abside polygonale et un déambulatoire.

Cérémonie et visite terminées, un très discret miaulement de Flanel rappelle « qu’il se fait faim ! »

Bien substantés, façon tapas et pintxos, nous reprenons le chemin…

La promenade nous emmène vers l’Eglise St Nicolas (hélas fermée à nos horaires). Murs épais, tours de guet, elle avait un rôle de forteresse défensive.

Notre chemin passe par la Plaza San Francisco, où trône la statue de Saint François d’Assise, patron de la Navarre. (Il est né près de Pampelune en 1506)

˜Tout cela nous amène plaza del Castillo, la place prisée des Pampelonais

Avec plaisir nous ferons une pause au café Iruña.

Nous regagnons la voiture en passant devant la mairie (baroque et néo- classique). Elle est célèbre pour le « chupinazo » (fusée pyrotechnique) de chaque 6 juillet qui lance à midi le départ des fêtes de la San Fermin. A ce moment là, tout le monde a le regard tourné vers l’horloge…

Nous quitterons Pampelune, aux arènes, sur des airs folkloriques. « Adiós Pamplona » comme le dit la chanson…

A bientôt… sur d’autres voies.

… en souvenir de Flanel

 

Les chemins de COMPOSTELLE (III) : RONCEVAUX

Petit moment avec Flanel avant d’entamer ses pérégrinations sur le camino Francès (cliquer sur l’image pour suivre la vidéo).

Après avoir arpenté St Jean Pied de Port dans le dernier billet, décision fut prise de suivre « le camino au-delà des Pyrénées »… Pour ce faire, nous avons marché et « pattiné » dans les sous-bois et suivi le chemin Navarrais jalonné de marques jacquaires qui « monte » à Roncesvalles (Roncevaux)
IMG_2336.jpgLe dénivelé est tel qu’il décuple notre admiration pour les marcheurs…

…mais l’atmosphère est si agréable que l’effort s’oublie.

Nous arrivons ainsi sur les pas des troupes de Charlemagne et à l’endroit de l’embuscade faite à son neveu Roland le 15 août 778.

J’en profite pour réciter à Flanel un souvenir d’enfance :
«Âmes des Chevaliers, revenez-vous encor?
Est-ce vous qui parlez avec la voix du Cor ?
Roncevaux ! Roncevaux ! Dans ta sombre vallée
L’ombre du grand Roland n’est donc pas consolée ! »
Roncevaux : le cor d’Alfred de Vigny

Ensuite visite du site et de la Collégiale royale (Collégiale Santa Maria d’Orreaga) :

Sous le dais du maître-autel, découverte d’une belle Vierge à l’Enfant….

Et dans une chapelle, Saint Jacques veillant sur « ses marcheurs ».

L’ensemble monumental de Roncevaux comprend une hostellerie qui accueillait les pèlerins et une chapelle funéraire (Silo de Carlomagno).

Au vu du confort aperçu, Flanel voulut essayer les fauteuils … (repos du pèlerin oblige !)

L’âme serein du jacquaire heureux, Flanel, tout jeune alors, (il avait tout juste un an), nous fait comprendre à la vue de la pancarte que la voiture va (re)devenir indispensable…A bientôt… toujours sur le chemin des étoiles…

…en souvenir de Flanel.