Vienne, sur les pas de Sissi

Nous reprenons la route, nous arrêtons au bord des lacs en quittant Bad Ischl, c’est l’école buissonnière dans la campagne autrichienne. Puis vient la longue ligne droite vers Wien. Là, je peux me régaler du paysage, je suis sur la plage arrière, fier, le poil soyeux, le regard attentif. Je vois défiler l’Autriche sous mes yeux enthousiastes. J’adore l’autoroute, pas de secousses, pas d’arrêts, ce sont mes moments préférés.

L’arrivée à Wien se passe très bien. Le chauffeur (l’amie) et le co-pilote (ma maîtresse) sont rôdées. Elles ont fait des dizaines de voyages ensemble. Alors elles trouvent sans problème notre point de chute à Wien qui s’appelle l’Hôtel Schönbrunn ; normal quand on est sur les pas de l’Impératrice ! Là, elles ont réservé un appartement où je peux utiliser à ma guise canapés et lits confortables. J’ai vue sur un beau jardin fleuri et bien entretenu. Pendant que je garde le logis et que je surveille les merles énervés dans le jardin, elles partent à l’aventure en métro ou à pied car la voiture est bien rangée au sous-sol de l’hôtel. Elles sont contentes de leur résidence, moi aussi.
Maintenant je vais vous faire visiter la belle ville de Wien, capitale de l’Autriche ; y flâner est un vrai régal !
Les promenades m’ont surtout emmené dans le centre historique de Vienne
La première visite fut Karlskirche (l’église Saint Charles). Grandeur impériale, remplie d’œuvres d’art et de fresques magnifiques conçues par des artistes de renom.
Pendant quelques jours, je fus donc un chat viennois enthousiasmé par mes promenades ou par les récits de ma maîtresse.
Le voyage préparé avec soin, les visites du thème furent respectées et on commença par l’imposant château de Schönbrunn (on pourrait dire le Versailles viennois). La promenade dans le parc nous emmena jusqu’à la Gloriette où les filles ont dégusté un « café Marie-Thérèse ».

Autre moment de plaisir et de dégustation : la fabrication en direct de l’apfelstrudel servi tiède dans le fournil du Café Residenz.

Plaisir digne d’un empereur, un repas de gala suivi d’un beau concert V.I.P. dans l’Orangerie du château eut lieu le soir.
Bien installé dans mon sac de voyage, souverain, le nez en l’air et les yeux émerveillés, je fis avec elles un tour en calèche. J’ai découvert ainsi la Hofburg, l’église Saint Augustin, l’église Saint Etienne, le château du Belvédère avec la contemplation du célèbre tableau de Klimt « le baiser », le café Central au charme légéndaire.

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Le soir, sagement pelotonné près de ma maîtresse, je m’endormais en songeant à Sissi si belle sur le tableau de Winterhaler, à la chambre, quasi austère de l’Empereur François-Jospeh et à tous les ors du château de la Hofburg.
Nous avons visité aussi l’église Saint Michaël, où a été tournée la scène du mariage dans le film « Sissi Impératrice » avec Romy Schneider. L’Impératrice et l’Empereur, eux, s’étaient mariés à l’église des Augustins.

Moment de recueillement, notre visite à la Crypte des Capucins. Il y a là la plupart des tombeaux des Habsbourg, mais ceux que nous souhaitions vraiment voir étaient ceux de Sissi, de François-Joseph (1830-1916) et de leur fils Rodolphe (1858-1889). Les trois tombeaux sont dans une même pièce, celui de l’Impératrice est toujours, de nos jours, fleuri par des anonymes.


Il y eut aussi les haltes gastronomiques, elles n’avaient pas oublié le plaisir de leurs palais ! Elles voulaient absolument goûter la sachertorte (prononcer zareure-torteu), ce gâteau au chocolat, spécialité de renommée mondiale ne les a pas déçues, bien au contraire car elles y sont retournées le lendemain pour la même cause ! Un autre jour, elles ont dégusté l’annatorte, la spécialité de chez Demel (c’est la petite sœur de la sachertorte !)


Après un tour de grande roue au Prater, notre adieu à Wien s’est fait au café Central sous les portraits de leurs majestés et en musique. Le plaisir de déguster un café « viennois » accompagné de « viennoiseries » est tout un symbole pour les Viennois et nous avons participé à ce rite avec beaucoup de plaisir.
Nous avons quitté Wien avec un petit pincement au cœur, après un adieu à ces lieux chargés d’histoire, il nous restait le petit détour par Mayerling, sur le lieu de la mort de Rodolphe, ce qui fut fait avant de prendre le chemin du retour.
A ma place préférée j’ai re-vu défiler l’Autriche dans le sens inverse avec une halte au Tyrol.

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Cette première étape du retour se faisait tout près d’Innsbruck dans un hôtel tyrolien à souhait. Là je peux dire que j’ai apprécié l’épaisseur et le moelleux de la couette.
Puisque, pour un moment j’étais un chat tyrolien, je me suis essayé au yodl, je me demande si le résultat était concluant, car ma maîtresse m’a demandé « pourquoi tant de miaou »? Vexé j’ai fait pattes en rond et je me suis endormi.
Le lendemain, frais comme un gardon, prêt à avaler les kilomètres, je suis reparti avec mes deux ‘chouchoutes’. Toujours avec le soleil, ce voyage placé sous le signe du ciel bleu et du très beau temps, fut un séjour bien agréable. La traversée de la Suisse s’est bien déroulée avec juste un arrêt au lac de Wallensee. Déjà la beauté des paysages était autre et quand j’ai vu les Alpes françaises, j’ai su que nous n’étions pas loin de Megève, notre halte savoyarde.

En traversant la Suisse

En fin de journée, nous sommes donc arrivés au Cœur de Megève et quelle ne fut pas notre surprise : il neigeait ! J’adore regarder la neige voltiger ! Bien au chaud derrière la baie du balcon, à l’hôtel, j’ai pu admirer le paysage qui se saupoudrait de blanc, suivre des yeux les flocons qui virevoltaient et nous préparaient un décor féerique. La chambre, feutrée et douillette à souhait, fut un havre de paix que j’ai savouré pleinement, chaudement pelotonné sur la fourrure du couvre-lit. Pendant ce temps-là les filles dégustaient raclette et vin de Savoie.

Le lendemain le soleil était revenu, nous en avons profité pour faire une balade aux Monts d’Arbois. Paysages enneigés, soleil, belles photos, tout le monde était ravi !
Puis je suis revenu avec ma maîtresse dans ma Normandie natale.
J’y ai retrouvé l’odeur douce et rassurante de mon jardin et plus particulièrement le parfum des pommiers en fleurs.
Je me suis installé sur –mon- canapé et j’ai jeté un œil distrait sur le journal qu’elle lisait, quelle ne fut pas ma surprise de voir en gros titre « L’Allemagne et l’Autriche sont sous des trombes d’eau »… Alors les beaux endroits de Bad Ischl que nous avions découverts au début de notre voyage étaient inondés ! J’ai préféré tourner le dos, rêver, ronronner, et j’ai pensé… Après nous le déluge !

L’été normand s’est passé, comme on dit chez nous, ni bien, ni mal, tantôt chaud, tantôt frais.

Entre deux longs voyages, nous avons fait une petite excursion sur les pas de Sissi en France à 2 heures de notre sweet-home. En bref les « filles » sont allées fêter leurs anniversaires au Château de Sassetôt-le-Mauconduit en Haute-Normandie.
Puis le mois de septembre est arrivé et nous avons repris la route.

À bientôt pour la suite de mes aventures ! Prochain voyage : la Suisse. Et n’oubliez pas d’aller voir ma présentation dans » qui suis-je ».

 

2 réflexions sur “Vienne, sur les pas de Sissi

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