FLANEL en BOURGOGNE : TOURNUS – CLOS VOUGEOT

Les « Grands voyages » de Flanel touchent à leur fin. Dans SES dix années de vie et SES 40 000 km de périples à mes côtés, voici, pour terminer, nos escales en Bourgogne.

TOURNUS : sur la rive droite de la Saône, et s’apercevant de loin, voici l’abbaye Saint Philibert.

D’architecture imposante (elle date du XIIe s.), sa façade évoque une forteresse, adoucie par son clocher de pierre rose.

L’église abbatiale abrite les reliques de St Philibert : (au 7è siècle l’abbé de Noirmoutier meurt dans son île bien-aimée, y est enterré et devient un lieu de pèlerinage. En 836, devant les invasions normandes, des moines quittent l’île avec le sarcophage. De monastère en monastère, une quarantaine d’années plus tard, Filibert arrive à Tournus).

C’est un sanctuaire d’art roman prestigieux. Avec une grande nef et des piliers élancés.

La voûte formée de berceaux transversaux est d’une grande  luminosité.

On rejoint la Crypte par un escalier aux pierres chargées d’histoire.

Notons l’orgue qui est un monument à lui seul.

Cet orgue de nef est d’une élégance rare, installé en nid d’hirondelles, il est tout en puissance et majesté.

CLOS VOUGEOT : qui dit Bourgogne, dit beaux climats. (un « climat » est une parcelle de vignes, un terroir viticole. Bernard Pivot disait « en Bourgogne, quand on parle de climat, on ne lève pas les yeux au ciel, on les baisse vers la terre »).

Commençons par le château de Clos Vougeot, berceau de la viticulture. Il est édifié par les moines de Citeaux à partir du XIIè siècle.

Nous sommes en Côte d’Or, sur la route des Grands Crus.

Le château ne produit plus de vin depuis 1944, mais possède mille ans d’histoire bourguignonne et est le Chef d’Ordre de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin.

La cave à vin ou œnothèque,  archive des vins tastevinés (les plus anciens datent de 1950).

Le cellier ou salle de réception, façon renaissance…

… la cuisine…

La cuverie et les immenses pressoirs à vin.

Le dortoir des frères convers et la belle charpente en bois.

La cour d’honneur…

Le puits…

Un mur entoure les vignes d’où le nom de « clos ».

Le vin le plus cher du monde est la parcelle de la romanée-conti, située à Vosne-Romanée, à quelques centaines de mètres du château de clos Vougeot.

Avant de vous quitter… à votre santé…

En souvenir de Flanel.

A la semaine prochaine.

FLANEL en DRȎME PROVENÇALE (II)

Cette deuxième partie commence aux pays voconces à Vaison-la-Romaine.

La cité médiévale de Vaison nous a tout de suite conquis.

Les remparts de la ville haute sont (en partie) construits avec des pierres de vestiges romains). Elle est bâtie sur les rives de l’Ouvèze dont les crues sont redoutables.

Le lien entre la ville haute et la ville basse, c’est le Pont Romain,

 Un coup d’œil sur les vestiges romains en centre ville :         

Quittons Vaison pour rejoindre Nyons…

En plein cœur du pays des oliviers, la perle noire donne à Nyons son emblème : l’huile d’olive AOP…    

Pour le plaisir de nos papilles, nous avons fait provisions multiples, dont l’huile qui est parmi nos préférées…                                                    

« Curiosité » de Nyons un joyau architectural, la Tour Randonne » (13è siècle) rebaptisée Chapelle N.D. de Bon Secours en 1863.         

Au sommet d’une pyramide de trois étages d’arcades s’élève une statue de la Vierge (haute de 3,50m).                                                              

On remonte doucement « vers le Nord », toujours dans la Drôme, au milieu des champs de lavande…perché …le village de La Garde Adhémar.                      

… avec son  église St Michel, joyau de l’art roman provençal…   

 … ses rues et les surprises fleuries  

 

Tout près de là, escapade au val des Nymphes. Endroit qui nous fascine instantanément. Ilot de fraîcheur, chapelle priorale, calme et tranquillité, chants des oiseaux…                                                                                           

Un endroit presque mystérieux dans un écrin de verdure où le charme opère assurément, le lieu semble chargé d’histoire et d’ondes reposantes.

D’arrêt en arrêt, nous voici à Dieulefit, joli village avec sa Tour de l’horloge et son inscription en provençal (le temps passe, passe le bien)… on s’y emploie… à ce qu’il passe bien le temps…                                                                     

Un saut de puce et on arrive à Le Poët Laval. Sur une colline escarpée, voici un autre des plus beaux villages de France.     

Ici règnent les vieilles pierres.                                                        

Pas de route, mais des ruelles en escalier (et souvent en pente raide)…

Heureusement, à cette époque Flanel était un poids plume !

Au 12è siècle, les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (devenu l’ordre de Malte) implantèrent au Poël-Laval une commanderie et un château.

A l’intérieur de la Commanderie sont rassemblés des artisans créateurs (= petits achats…) 😊

Quelques temps plus tard, nous ferons, en maison d’hôtes, une dernière étape à Mirmande pour quelques jours.

On prendra le temps de se ressourcer en admirant le paysage.

Sur un éperon calcaire et de structure médiévale, Mirmande, et ses pierres blanches éblouissantes nous invite à la ‘randonnade’.

A la fin de ce séjour, Flanel a regardé la route défiler… On rejoignait la Bourgogne (futurs billets).

A la semaine prochaine.

BONNE FÊTE DES MÈRES (2021)

Je souhaite à toutes les mamans une belle journée.

Je vous envoie des fleurs (de l’année écoulée) de mon jardin… pour le plaisir.

Petit côté désuet, les cartes du siècle dernier.

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Une mère ne meurt jamais car on l’appellera toujours Maman. (André Lévy)

Sandro Botticelli, Madonna col Bambino, vers 1467, Petit Palais – Avignon

Bon dimanche à toutes.

Emilia.

FLANEL en DRÔME PROVENÇALE (I)

Quittons la Méditerranée pour renter en Normandie, mais avec des haltes, tout d’abord, en Drôme provençale et plus tard en Bourgogne. Première visite sur le chemin de retour, dans le Var, l’abbaye cistercienne du Thoronet, de style roman (12è s.). Nous admirons la pureté et l’humble simplicité des lignes.

Le cloître (12è s.) est l’un des plus anciens cloîtres cisterciens bien conservés.

Près du cloître, le lavabo, il est considéré comme l’un des plus pur exemple cistercien (avec un autre à Poblet en Catalogne)

Tout près de là, en pleine garrigue sauvage, le monastère Notre-Dame du Torrent de Vie….

L’église du monastère a été bâtie (à partir de 1978 et consacrée en 2007) selon des techniques anciennes en briques rouges.

Les moniales, sœurs de Bethléem, vivent de l’artisanat monastique. Agréable découverte de leur savoir-faire.

C’est la journée des abbayes, en milieu d’après-midi, dans le Vaucluse, nous prenons la direction de l’abbaye du Barroux

Situé entre le Mont Ventoux et les Dentelles de Montmirail, voici le site reposant de l’abbaye Sainte Madeleine de style roman (abbaye bénédictine fondée en 1970).

Flanel, aimait ces visites apaisantes, toujours sage, il profitait du calme et du recueillement de ces lieux magiques.

On remonte doucement vers la Drôme, nos visites continuent, au pied des Dentelles de Montmirail (ou Dentelles Sarrasines, contreforts du Mont Ventoux)…

Créées par l’érosion des roches, elles couronnent le village de Gigondas avec un sommet à 730 m.

… ce paysage de vignobles nous conduit au village perché de Gigondas (vins AOC depuis 1971 avec 1200 hectares de vignoble classé)…

… dominé par son église Sainte Catherine d’Alexandrie, (beffroi, horloge et cadran du 18è)…

… (la fraîcheur des caves et les dégustations nous laissent de bons souvenirs).

Avant de quitter Gigondas, petit arrêt à la chapelle romane Saint Cosme

Quelques kilomètres plus loin, un village classé parmi les plus beaux de France, Séguret.

Un décor de crèche provençale grandeur nature…

… avec maisons de charme et calades grises, ruelles étroites et pentues pavées de galets, la fontaine des mascarons du 17ème située à côté du lavoir, et la tour de l’horloge (1680) avec une aiguille unique et coiffée d’une « cloche dans une dentelle de fer forgé »

Sans oublier une végétation luxuriante…

… des paysages qu’on ne se lasse pas d’admirer

Séguret, en plus d’être un beau village, possède un excellent vin AOC « Côtes du Rhône Séguret ».

En souvenir de Flanel.

A la semaine prochaine.

FLANEL et la Côte d’Azur : HYERES-MONACO

Après Toulon, nous avons posé nos sacs sur la presqu’île de Giens. Là, Flanel, découvrait « son petit domaine temporaire ».

Jours de farniente sur le sable fin de la plage de la Capte (avec en fond le port d’Hyères) et quelques visites…

– J’ai raconté à Flanel tous nos souvenirs dans ce joli coin, bien avant sa naissance…

… avec notre chienne Darjeeling, qui, elle aussi, me suivait partout…

… le lever de soleil… tôt… dans le silence… au bord de l’eau…

– Tout au bout de la Presqu’île, le village de Giens avec la petite église Saint Pierre aux couleurs lumineuses…

… et aussi, la Tour Fondue (ou la batterie du Pradeau,) fortin bâti vers 1633 sous l’ordre de Richelieu.…

– sur le tombolo ouest, la plage de l’Almanarre…

… avec les flamands roses dans les Salins.

… le soir dans les petits villages…

On aimait flâner à Hyères-les-Palmiers…

… dans la vieille ville, de la Tour des Templiers place Massillon au port, où le souvenir de nos glaces préférées activent encore nos papilles …

Bien reposés, Flanel toujours sage, nous avons quitté la bien-aimée presqu’île pour Nice où nous attendait une amie. Le rendez-vous était autour d’un café au Negresco, légende de Nice depuis plus d’un siècle…

« Le Negresco » et le plaisir de (re)découvrir son rez-de-chaussée… (le reste ayant des prix prohibitifs pour nos économies…)

… on  peut rêver…

Sous le grand dôme de verre, au centre du salon, un magnifique lustre en cristal de Baccarat composé de 16800 cristaux (ce lustre avait été commandé par le Tsar Nicolas II pour le Kremlin).

Ce billet se termine à Monaco…

… le temps que Flanel découvre un peu la Principauté…

… la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée de Monaco, de style romano-byzantin, en pierres blanches de la Turbie…

…avec les tombes du Prince Rainier, et de la Princesse Grâce.

Les grandes orgues, où de beaux effets lumineux ajoutent à la facture moderne

L’église Saint Charles, de style Renaissance, inaugurée en 1883.

Sur le haut « du Rocher », le Palais Princier, résidence des princes de Monaco depuis 1297.

Et aussi le prestigieux Casino (style Belle Epoque) dans le quartier de Monte Carlo.

Tout à côté, l’Hôtel de Paris, le Louis XV, le luxueux restaurant d’Alain Ducasse

En souvenir de Flanel…

A la semaine prochaine…

FLANEL sur la Côte d’Azur : TOULON

Mon petit orphelin avait moins d’un mois quand je lui ai fait découvrir la Méditerranée.

Durant ce voyage je ne l’ai pas quitté d’une seconde. C’était les prémices de tous nos périples qui ont ensuite suscité l’existence de ce blog.

Il a découvert « ce bleu » si intense et si profond de la Méditerranée (que nos yeux de Normands n’oublient jamais), et il a « respiré l’air du Sud » pour la première fois sur le balcon du Fort Cap Brun sur les hauteurs à l’Est de Toulon

La vue sur la rade de Toulon et le quartier du Mourillon est superbe, magique, elle nous ensorcelle. Vauban disait de la rade de Toulon : « la plus belle et la plus sûre d’Europe »…

Il était bien petit et ses biberons fréquents. Nous faisions les pauses-repas devant des panoramas exceptionnels.

On profitait de la rade, face à l’Arsenal, où, certains jours, le vent soufflait et agitait la Méditerranée.

En fond de rade, le port militaire depuis quatre siècles. (C’est dans le port de Toulon que la flotte française s’est sabordée le 27 novembre 1942 pour ne pas tomber aux mains des nazis).

 

 Le sac de voyage en bandoulière sur l’épaule, Flanel a découvert Toulon…

– Promenade et repas sur le port…

– La place Raimu, où les sculptures de bronze, deux joueurs de la célèbre partie de cartes de Marcel Pagnol, César et Panisse  rendent hommage à Raimu, monstre sacré du cinéma français né à Toulon le 18 décembre 1883 (décès septembre 1946 à Neuilly-sur-Seine)

– Le Fort Saint Louis sur l’anse des vignettes (construit sur l’ordre de Vauban au 17è siècle). Souvenir (un peu flou) d’une heure bleue.

Le printemps suivant, nous sommes retournés à Toulon. Dans « le sac à dos » et déjà plus grand, (le chat et le sac 😀) j’ai fait découvrir à Flanel, l’agréable quartier du Mourillon.

Je l’ai promené au jardin d’acclimatation idéalement situé au-dessus des plages du Mourillon où poussent depuis 1898 quantité d’arbres exotiques.

Nous avons profité, sans compter, de la douceur du temps et de la beauté des plages où l’eau scintille sous les reflets du soleil…

Au premier voyage, on a emmené Flanel vers les calanques .

– Les calanques de Figuerolles

– La Ciotat, le port vieux et l’église

– Cassis,

– Les calanques de Cassis,

…  pour terminer ce chapitre, le plaisir d’admirer les couleurs soleil déclinant,

En souvenir de Flanel, avec ses yeux bleus de bébé…

A la semaine prochaine…

FLANEL à ALBI, le pays de Cocagne (II)

Suite de notre séjour au pays de Cocagne [triangle Albi – Toulouse – Carcassonne]. C’est le pays du négoce de la plante tinctoriale qui donne le pastel, ce bleu exceptionnel.

Les boutiques nous ont séduit. Et on n’a pas résisté… du bleu, encore du bleu… juste pour le plaisir…

Albi vieille ville, au détour d’une rue, nous avons admiré la maison Enjalbert. Belle construction traditionnelle en colombages et briques.

Le centre historique est pourvu de restaurants nous permettant des dégustations de choix. Il a bien fallu découvrir les propositions alléchantes.

Ces moments gustatifs appellent des promenades au bord du Tarn.

On commence par les jardins du Palais de la Berbie avec les arabesques de buis…

…   le panorama des rives du Tarn nous rappelle le pays du chianti avec son petit air de Toscane (que Flanel avait découvert l’année de ses 2 ans).

Ẻgalement un clin d’œil au navigateur albigeois le Comte de La Pérouse (1741-1788).

Passons à Henri de Toulouse-Lautrec, peintre parisien habitué de Montmartre, né dans la capitale tarnaise en 1864.

Nous profitons de « la nuit des musées » pour admirer quantité de ses œuvres exposées.

Le musée Toulouse-Lautrec se trouve dans l’ancien palais des Evêques, le palais de la Berbie.. (pas de photos des tableaux, c’était interdit.)

En bon arctophile, Flanel est revenu avec un nounours-souvenir du Musée.

Terminons ces belles journées dans la cité classée, par la Collégiale Saint Salvi et son cloître. C’est la plus ancienne église d’Albi. Harmonie de styles, roman, ogival, flamboyant, baroque…

A l’intérieur, les statues dites « bourguignonnes » représentent les personnages du Sanhédrin (assemblée siégeante à Jérusalem). Elles sont à taille humaine.

Le cloître est un véritable havre de paix.

Nous quitterons Albi en lui octroyant une note d’excellence.

En souvenir de Flanel (et du pastel).

A la semaine prochaine…

FLANEL à ALBI, le pays de Cocagne (I)

Albi est une friandise pour les amateurs de beauté architecturale. En arrivant de Rodez on la découvre dominée par la cité épiscopale, siège des seigneurs Ẻvêques d’Albi..

Pour goûter au charme de cette ville, mon souci premier avait été de trouver un hébergement au cœur de la vieille ville qui acceptait la venue de Flanel, (souvent les chats n’ont pas droit de cité !). Après plusieurs recherches (infructueuses) un accueil agréable et compréhensif voulait bien que « mon prince soit albigeois le temps d’une croisade

Nos hôtes et leur demeure s’étaient révélés charmants et parfaits. Notre chambre tenait de la suite royale… et Flanel fréquentait assidûment la salle de bain…

Sans oublier « sa » petite fenêtre perso qui le fascinait

Ce séjour au calme et à deux pas du centre historique nous a comblés.

Pour découvrir « la ville rouge » et alléger la fatigue des patinettes et des sandalettes, on avait pris « le petit train touristique.. » (on ne rit pas…)

En images… le circuit…

Deux ponts enjambent le Tarn. En particulier le Pont vieux qui porte fièrement ses dix siècles…

…d’origine médiévale il relie les deux berges du Tarn.

La cathédrale Sainte Cécile, construite sur deux siècles (1282-1480) et surplombant le Tarn, est de style gothique méridional. Impressionnante et de caractère austère et défensif, elle fait penser à une forteresse.

Son clocher s’élève à 78 mètres et abrite depuis 2001, un couple de faucons pèlerins. (Nous avons pu les observer au télescope).

Sa construction tout en briques (matériau réalisé avec la terre du lit du Tarn) passe par le rouge, le rose ou l’ocre suivant la lumière

C’est un édifice monumental, les murs massifs ont des contreforts comme des tours.

L’entrée se fait par une porte en baldaquin, la porte Dominique de Florence (remaniée au XVè siècle)…

… l’intérieur de l’édifice est une merveille de voûtes grandioses (18 500m2 de fresques), œuvres de peintres italiens. avec dominance du bleu profond et des ors foisonnant de détails d’une finesse remarquable. Admiration devant tant de savoir-faire (c’est la plus grande cathédrale peinte d’Europe)..

Le chœur est clos, il est sombre et sublime, c’est le lieu précieux de la cathédrale. Devant le chœur, le jubé gothique, est un véritable joyau en dentelle de pierre.

Sainte Cécile, patronne des musiciens, est titulaire de la cathédrale d’Albi

Dans la nef, peint sous l’orgue, le jugement dernier est le plus grand de France.

Plusieurs fois remanié l’ensemble de l’orgue est en chêne verni.

En souvenir de Flanel.

A La semaine prochaine, pour la 2nde partie de notre séjour à Albi.

FLANEL et les HIRONDELLES

Chaque printemps, pendant de nombreuses années, Flanel m’accompagnait dans le jardin et nous guettions l’arrivée des hirondelles… en pensant au dicton !

L’an dernier, il était attentif devant le ballet incessant vers le nid, écoutant les couples qui retrouvaient nos dépendances.

Cette année 2021, elles sont arrivées fin mars, ce qui est exceptionnel, (le plus tôt que nous ayons en mémoire dans ce coin de Normandie, c’est vers le 3 avril…). A tue-tête la première gazouille (toujours sur son antenne préférée).

Deux jours après le chant mélodieux, une petite plume préparant un nid douillet dépassait du nid. Elles ont retrouvé leur pénates d’été,  et j’espère que la suite sera aussi joyeuse que l’an dernier, où deux couvées ont pris leur envol en septembre, avec grand rassemblement, grand départ… on leur avait dit « adieu petites et à l’année prochaine ».

Cette année, « une seule hirondelle ne fait pas le printemps », la phrase d’Aristote dans l’Ethique à Nicomaque prend tout son sens, car le 7 avril il avait neigé sur le jardin…

En images, les étapes, du nid à l’apprentissage du vol, de l’année du confinement 2020.

Repos à proximité du nid…

Puis, un vol plus loin dans le jardin…

Tout fraîchement dénichées, l’une d’elles, plus timide, restait tous près de nous, inquiète, ne s’aventurant pas loin elle attendait ses parents.

P.S. L’été 2018, on a « essayé de sauver » un martinet…

Puis on l’a sagement conduit dans une structure spécialisée…

Extrait du poème de  Auguste Lacaussade, Poèmes et Paysages,

…. Aux Hirondelles           

De l’aile effleurant mon visage,
Volez, doux oiseaux de passage,
Volez sans peur tout près de moi !
Avec amour je vous salue ;
Descendez du haut de la nue,
Volez, et n’ayez nul effroi !

Des mois d’or aux heures légères,
Venez, rapides messagères,
Venez, mes sœurs, je vous attends !
Comme vous je hais la froidure,
Comme vous j’aime la verdure,
Comme vous j’aime le printemps !

Vous qui des pays de l’aurore
Nous arrivez tièdes encore,
Dites, les froids vont donc finir !
Ah ! contez-nous de jeunes choses,
Parlez-nous de nids et de roses,
Parlez-nous d’un doux avenir ! ……..

En souvenir de Flanel

A la semaine prochaine…